Elles font le monde !

Elles font le monde !

À l'occasion de la Fête des mères, célébrée le dimanche 7 juin, découvrez ces pionnières, aventurières, humoristes, artistes, danseuses, scientifiques, ces femmes, ces mères, qui font le monde de mille et une manières.

De monde en monde, Reportages 1934-1942

Reportages 1934-1942

Arthaud

8,90

« En quel lieu serons-nous les prochains jours, et toute notre existence, et quels seront nos objectifs, cela me paraît moins important que l'existence même, ancrée en nous, de ce courage qui se nourrit toujours aux mêmes sources. »

Journaliste, photographe, écrivain et archéologue, Annemarie Schwarzenbach (1908-1942) a parcouru le monde à la découverte d'autres cultures, dont elle a fait le récit dans des reportages exceptionnels. Istanbul, New York, Tanger, Brazzaville, en Europe centrale et au Moyen-Orient, ses périples lui ont ouvert des horizons infinis, lui inspirant des réflexions géopolitiques pertinentes et visionnaires. Ses écrits, non dénués de poésie, témoignent d'une large connaissance historique, et d'un intérêt profondément humaniste pour la vie des gens simples et des exclus.

Entre 1934 et 1942, cette aventurière a signé près de trois cents articles écrits à travers le monde, publiés dans la presse et les magazines suisses de l'époque, dont soixante sont ici présentés. En ces années marquées par la montée du nazisme et la guerre, Annemarie Schwarzenbach dresse des parallèles intéressants entre la situation des pays qu'elle visite et celle de l'Europe, alors sclérosée par les conflits et les idéologies destructrices.

Par le cadre exceptionnel dans lequel ils s'inscrivent, ces écrits constituent un témoignage précieux et une vision éclairée sur une période cruciale de l'Histoire.


Elles ont conquis le monde, Les grandes aventurières : 1850-1950

Les grandes aventurières : 1850-1950

Arthaud

5,90

« Qu’ont-elles en commun, toutes ces femmes aux personnalités si fortes ? Sinon l’intrépidité et le talent unique de savoir reconnaître leur instinct et soutenir leur désir. » Les grandes aventurières ne sont plus seulement des courtisanes: ce sont des conquérantes d’un type nouveau apparu dans la première moitié du XIXe siècle. Des femmes qui voulaient être des géographes, des botanistes, des ethnologues - bref des exploratrices à part entière ! Et elles ont conquis le monde, d’est en ouest et du nord au sud, le collet bien monté, pour que leur vertu ne soit en rien suspectée, leur corset étroitement lacé. Mais sous leur armure vibraient des émotions violentes, des sentiments brûlants. Et beaucoup ont vécu des amours, qui, pour être secrètes, n’en furent pas moins passionnées.


Partir 66º Nord, Chroniques d'une apprentie capitaine

Chroniques d'une apprentie capitaine

Glénat Livres

15,95

Partir ! Plein nord, entre Islande et Groenland... C’est là que Sandrine Pierrefeu a choisi de faire ses premiers pas de capitaine. Trois mois d’aventure qu’elle livre dans un récit plein d’humour et de poésie.

« Ils ont l'air de mauvais poil, les glaçons. Ils halètent, soufflent, plongent et ressortent, tout dégoûtants et si puissants. “On va mourir ?” demande un passager livide. J'aurais bien fait demi-tour et contourné ce manège à manger les bateaux si nous n'avions avec nous cette tigresse de Teresa. »

Moitié chronique locale, moitié carnet de mer, Partir 66° Nord évoque un nord drôle, rugueux et tendre à la fois. À bord des voiliers Arktika et Aurora, aux côtés de Siggy, le « Père Noël » armateur et de Sandrine, aux prises avec son nouveau métier de capitaine, on navigue, bonnet capelé, du quotidien des Westfjords islandais aux tempêtes de sable sur l’île volcan Jan Mayen, jusque dans les communautés inuits de la côte est du Groenland.

Sandrine Pierrefeu raconte ici trois mois de voile entre l’Islande et le Groenland sur des bateaux islandais. Ou comment elle parvient à survivre au jour perpétuel, au régime ultra-carné, aux moustiques, à l’abstinence et à l’espièglerie mutique des marins nordiques grâce à l’amitié d’une Anglaise apprentie Inuit, aux bains glacés, à l'infusion citron gingembre et à l’époustouflante beauté des lieux.

 

Mise en bouche :

On dirait qu’une tornade est passée sur Aurora. Le sol est couvert de miettes et de papiers froissés. Les coffres sont ouverts. Des outils, des canettes et des boîtes de biscuits traînent partout. Les cabines passagers sont en vrac, la moquette bleue pleine de plumes (les duvets et les doudounes des clients en laissent partout), de cheveux, de débris. Quand il retrouve la parole après son second café, le skipper, amical mais comme lassé d’avance, lâche : « Pour apprendre à connaître un bateau, la meilleure manière, c’est de le nettoyer de fond en comble. L’aspirateur est là. Les produits ménagers et les gants ici. Il y a à manger dans le frigo, sers-toi et jette ce qui n’est plus bon. J’ai à faire en ville. »

Minute ! Nous allons vivre deux mois ensemble. Nous partons dans quatre jours avec des clients dont nous avons la responsabilité, dans un coin mal famé de l’océan glacial Arctique et il me lâche ? J’ai un milliard de questions. Il est à demi dehors quand je retrouve mon souffle et réussis à lui demander où trouver le moteur. Pourquoi le moteur ? Aucune idée mais l’information, d’un coup, me paraît vitale.


Les Discrètes 
, Paroles de Bretonnes (1930-1970)

Paroles de Bretonnes (1930-1970)

Éditions Ouest-France

21,00

Ces histoires de femmes, ces voix précieuses et chères, ce sont celles de nos mères, de nos grands-mères. Ce sont des voix oubliées, qui se livrent pour la première fois, et qui entre rires et larmes racontent la vie ordinaire de ce coin de pays qu'est la Bretagne d'alors.

Ces témoignages sensibles et authentiques, nous viennent de Loudéac, de Rennes, de Lorient, de Gourin, de Brest, de Tréguier et de Nantes.
Il y a celle qui cache ses livres, celle qui conduit le camion, celle qui travaille à la chaîne, celle qui s'embarque pour le Maroc et celle qui s'aventure jusqu'à New York, celle qui soigne ses bêtes autrement. Il y a l'étrangère - la Normande - la danseuse de tous les dimanches, la syndicaliste, la vendeuse du Bon Marché, la cheftaine scout et la patronne de bistro.

Aucune ne se résigne à une place choisie par d'autres, toutes, sans jamais rompre avec la tradition, inventent leur vie, contournent les obstacles, bousculent les conventions. Et les hommes.