Imprécis de la pluie

Imprécis de la pluie

"Unique et innombrable, différente et singulière, la pluie se donne à voir, entendre, écouter, toucher, sentir, goûter dans la brièveté d'un mot qui à le prononcer fait percevoir la rondeur d'une liquidité, un ébahissement qui se perd en sourire, un éclat qui s'ouvre sur une lueur.
Pluie, mot bref et claquant. Mot jaillissant. Mot qui crève comme bulle sonore et vient s'égoutter à l'oreille dans un sourire. Et pourtant, mot multiple, mot composite comme les gouttes d'eau qui le caractérisent."
Yvette RODALEC

Ce livre nous mène dans les traces mouillées de Fernando Pessoa, Virginia Woolf, Guillaume Apollinaire... et dans les couleurs, humides, de Van Gogh, Monet, Magritte...

Oeuvres complètes / Baudelaire., Œuvres complètes, I
60,00

«Sa vie de guignon (1821-1867), dont deux volumes de Correspondance retracent les douloureuses étapes, contraste avec la forte organisation d’une œuvre qui comprend la poésie la plus classique et la plus révolutionnaire, le poème en prose, la nouvelle, les maximes d’un moraliste sans indulgence, les pages les plus intelligentes qui aient été écrites sur la peinture, la littérature et la musique. Avec Baudelaire apparaît un nouveau type de créateur : celui qui s’est associé un critique, et un nouveau type de lecteur - "Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !", qui doit collaborer à cette création sous peine de l’ignorer.» Claude Pichois.


La Chambre claire, Note sur la photographie

Note sur la photographie

Gallimard

24,90

«Marpa fut très remué lorsque son fils fut tué, et l'un de ses disciples dit : "Vous nous disiez toujours que tout est illusion. Qu'en est-il de la mort de votre fils, n'est-ce pas une illusion ?".Et Marpa répondit : "Certes, mais la mort de mon fils est une super-illusion."»Pratique de la voie tibétaine.
Frontispice de Daniel Boudinet


L'Eau et les rêves, essai sur l'imagination de la matière

essai sur l'imagination de la matière

Le Livre de poche

7,10

Gaston Bachelard L'Eau et les rêves C'est près de l'eau que j'ai le mieux compris que la rêverie est un univers en émanation, un souffle odorant qui sort des choses par l'intermédiaire d'un rêveur. Si je veux étudier la vie des images de l'eau, il me faut donc rendre leur rôle dominant à la rivière et aux sources de mon pays. Je suis né dans un pays de ruisseaux et de rivières, dans un coin de Champagne vallonnée, dans le Vallage, ainsi nommé à cause du grand nombre de ses vallons. La plus belle des demeures serait pour moi au creux d'un vallon, au bord d'une eau vive, dans l'ombre courte des saules et des osières. Gaston Bachelard. A l'écoute de l'eau et de ses mystères, Gaston Bachelard entraîne son lecteur dans une superbe méditation. Plongée fascinante depuis les surfaces brillantes et claires, où naissent les images fugitives, jusqu'aux profondeurs obscures, où gisent mythes et fantasmes. Le texte d'un philosophe érudit métamorphosé en poète.


Calligrammes, Poèmes de la paix et de la guerre 1913-1916

Poèmes de la paix et de la guerre 1913-1916

Gallimard

7,30

«Dans une lettre adressée à André Billy pour le remercier d'un compte rendu, Apollinaire déclarait : "Quant aux Calligrammes, ils sont une idéalisation de la poésie vers-libriste et une précision typographique à l'époque où la typographie termine brillamment sa carrière, à l'aurore des moyens nouveaux de reproduction que sont le cinéma et le phonographe." Certes la carrière de la typographie, en donnant à ce mot son acception la plus large et en y intégrant tous les perfectionnements récents qu'Apollinaire ne connaissait pas : linotype, lumitype, etc., est bien loin d'être terminée, pourtant, près de cinquante ans plus tard (quand on lit ces textes si frais, on a peine à croire qu'ils ont été composés il y a déjà si longtemps), sa vision nous apparaît comme prophétique. [...] L'intérêt que, dès sa jeunesse, Apollinaire avait marqué pour les caractères cunéiformes et chinois, la sensibilité qu'il avait pour les vieux beaux livres du Moyen Âge ou de la Renaissance, lui ont permis de sentir d'emblée ce qu'il y avait de décisif dans l'introduction flagrante de lettres et de mots dans leurs tableaux par les cubistes, et à l'interpréter dans le contexte de cette révolution culturelle en train de s'esquisser. Le recueil projeté d'idéogrammes lyriques mis en souscription en 1914 et qui devait comprendre tous les calligrammes figuratifs de la première section de notre recueil "Ondes" (terme que la "Lettre-Océan" nous oblige à interpréter comme désignant avant tout les ondes de la radio), était, comme en témoigne son titre "Et moi aussi je suis peintre", une réponse poétique à la prise de possession de la lettre et du mot par la peinture cubiste, mais dès le "Bestiaire ou Cortège d'Orphée" de 1911 on voit posé de la façon la plus franche le problème du rapport entre le poème, son illustration et la page.» Michel Butor.