Imprécis de la pluie

Imprécis de la pluie

"Unique et innombrable, différente et singulière, la pluie se donne à voir, entendre, écouter, toucher, sentir, goûter dans la brièveté d'un mot qui à le prononcer fait percevoir la rondeur d'une liquidité, un ébahissement qui se perd en sourire, un éclat qui s'ouvre sur une lueur.
Pluie, mot bref et claquant. Mot jaillissant. Mot qui crève comme bulle sonore et vient s'égoutter à l'oreille dans un sourire. Et pourtant, mot multiple, mot composite comme les gouttes d'eau qui le caractérisent."
Yvette RODALEC

Ce livre nous mène dans les traces mouillées de Fernando Pessoa, Virginia Woolf, Guillaume Apollinaire... et dans les couleurs, humides, de Van Gogh, Monet, Magritte...

Le dehors et le dedans, poèmes
6,90

«quand tu savais vivre de peu ta vie t'accompagnait comme un essaim [d'abeilles et tu payais sans marchander le prix exorbitant de la beauté»
Dans un entretien, Nicolas Bouvier disait : «La poésie m'est plus nécessaire que la prose parce qu'elle est extrêmement directe, brutale - c'est du full-contact !». Pourtant il ne fit paraître qu'un unique livre de poésie. Écrits entre 1953 et 1997, ces poèmes forment un univers extraordinaire, celui de ce voyageur infatiguable, arpenteur des beautés façonnées par la nature au gré des érosions et des accidents.
Rapportée du monde entier, la poésie de Nicolas Bouvier dit dans une langue précise et racée toute l'intensité du monde.


Les Planches courbes/Ce qui fut sans lumière/La Vie errante
9,90

L’œuvre poétique d’Yves Bonnefoy, désormais publiée en Poésie/Gallimard, regroupe, sous les intitulés de «Poèmes» et de «L’heure présente», les recueils initiaux et les derniers en date, les livres de la maturité (La Vie errante, Ce qui fut sans lumière et Les Planches courbes) demeurant jusqu’ici en éditions séparées. En rassemblant ces trois titres en un seul volume, c’est tout le parcours d’Yves Bonnefoy qui se trouve ainsi ré-architecturé, révélant ses lignes de force mais aussi ses contrepoints et ses nuances. D’un état du monde «dévasté par le langage», le poète entreprend d’affronter ce désordre extrême à partir de la simplicité des choses afin de modifier le regard qu’on porte sur elles en allant à la rencontre de ce qui, déjà, cherche un affranchissement. Car il y a chez Yves Bonnefoy une ferveur et un courage qui refusent de céder aux modes et à l’avilissement généralisé du langage. Sa parole sait magistralement faire place au sens et au chant qui s’élève. Elle est à la fois affirmée et fragile, inquiète et souveraine.
La Vie errante, Ce qui fut sans lumière et Les Planches courbes demeuraient jusqu’ici en éditions séparées. En rassemblant ces trois titres en un seul volume, c’est tout le parcours d’Yves Bonnefoy qui se trouve ainsi ré-architecturé, révélant ses lignes de force mais aussi ses contrepoints et ses nuances.


Noireclaire
11,00

«C’est si beau ta façon de revenir du passé, d’enlever une brique au mur du temps et de montrer par l’ouverture un sourire léger. Le sourire est la seule preuve de notre passage sur terre.»
«C’est si beau ta façon de revenir du passé, d’enlever une brique au mur du temps et de montrer par l’ouverture un sourire léger. Le sourire est la seule preuve de notre passage sur terre.»


Gaspard de la Nuit, Fantaisies à la manière de Rembrandt et de Callot

Fantaisies à la manière de Rembrandt et de Callot

Gallimard

8,90

«Il est rare d'assister à la naissance d'un genre littéraire. Plus rare encore de pouvoir la rattacher au nom d'un écrivain particulier.Cette conjonction s'est pourtant opérée dans le cas d'Aloysius Bertrand, inventeur incontestable du poème en prose français. Il y a fallu des circonstances très particulières : une marginalité provinciale redoublée d'une marginalité sociale et économique ; l'éveil à la vie littéraire à une époque où le bric-à-brac médiéval, italien et espagnol du premier romantisme revêtait encore une certaine fraîcheur, à une époque aussi où la relève n'était pas encore achevée des formes périmées du XVIIIᵉ siècle à la poésie de l'avenir ; un intérêt exceptionnel pour les arts graphiques et l'ambition de leur emprunter quelques-unes de leurs ressources ; un esprit inquiet, ombrageux, douloureusement perfectionniste ; la connaissance intime d'une ville dans laquelle les rêves et les mythes prenaient corps.»Max Milner.
Nouvelle édition augmentée d'une étude de Sainte-Beuve en 2000


Œuvres complètes, 2

2

Gallimard

56,00

«Sa vie de guignon (1821-1867), dont deux volumes de Correspondance retracent les douloureuses étapes, contraste avec la forte organisation d’une œuvre qui comprend la poésie la plus classique et la plus révolutionnaire, le poème en prose, la nouvelle, les maximes d’un moraliste sans indulgence, les pages les plus intelligentes qui aient été écrites sur la peinture, la littérature et la musique. Avec Baudelaire apparaît un nouveau type de créateur : celui qui s’est associé un critique, et un nouveau type de lecteur - "Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !", qui doit collaborer à cette création sous peine de l’ignorer.» Claude Pichois.