'Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie' ('Zone')

"Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie" ("Zone")

"Vienne la nuit, sonne l'heure / Les jours s'en vont je demeure"

Cent ans après sa mort, le célèbre auteur du poème "Le Pont Mirabeau" fait toujours rêver.
Se voulant l'héritier d'Apollon comme d'Orphée, il recherchait, à travers l'émotion et la spontanéité d'une expression particulière, à toucher à l'universel. Influencé d'abord par le symbolisme, puis inventeur du terme "surréaliste", Apollinaire joue subtilement entre la modernité et la tradition, et tente, dans son travail formel, de suivre le mouvement du temps. Il est notamment l'auteur de nombreux calligrammes, des créations poétiques visuelles qui, à la linéarité, substituent le simultané.

L'occasion est à la fête, pour ce poète, qui ne manquera jamais de vous proposer quelques vers d'"Alcools".

"Rien n'est mort que ce qui n'existe pas encore
Près du passé luisant demain est incolore
Il est informe aussi près de ce qui parfait
Présente tout ensemble et l'effort et l'effet."

"Cortège" - du recueil "Alcools", Guillaume Apollinaire

Le Flâneur des deux rives / Contemporains pittoresques
7,90

«Les hommes ne se séparent de rien sans regret, et même les lieux, les choses et les gens qui les rendirent les plus malheureux, ils ne les abandonnent point sans douleur.C'est ainsi qu'en 1912, je ne vous quittai pas sans amertume, lointain Auteuil, quartier charmant de mes grandes tristesses. Je n'y devais revenir qu'en l'an 1916 pour être trépané à la Villa Molière.»Le flâneur des deux rives a paru en 1918, l'année de la mort de Guillaume Apollinaire. Le texte qui annonce le surréalisme a exercé une influence profonde.Contemporains pittoresques, recueil d'articles dispersés et introuvables, est un ouvrage posthume.


Lettres à Guillaume Apollinaire
12,00

On connaissait une dizaine de lettres de Lou à Guillaume Apollinaire. Grâce à une découverte récente dans les archives du poète, c'est désormais près de cinquante nouvelles lettres qui sont accessibles. Lou, amante volage d'Apollinaire, assume sans culpabilité libertinage et liberté d'expression mais ne reste pourtant pas indifférente aux silences de Guillaume. Le poète apparaît alors moins comme le jouet d'une maîtresse frivole que comme celui qui a choisi de vivre discrètement une nouvelle aventure avec Madeleine Pagès, sa fiancée d'Oran. Aussi, l'image de Lou comme celle du poète d'«Ombre de mon amour» se voient enrichies et sensiblement modifiées par ces lettres, qui appellent une relecture des Lettres à Lou dont blancs et silences sont enfin comblés.


Lettres à Lou

Gallimard

12,90

«Lyon-Vaise, 4 avril 1915. Jour de Pâques. Six heures du soir. Mon petit Lou très chéri. Je t'écris sans savoir si même je dois t'écrire et si mes lettres te font plaisir. Nous sommes en gare de Lyon-Vaise. Je t'écris sur mon sac individuel. Il paraît que nous allons non en Argonne mais à Mourmelon-le-Petit dans le groupe de 90 du 38ème 43ᵉ batterie qui a été amochée. Dès que j'ai su que définitivement t'étais plus à moi, en ai eu un peu de peine, peut-être même beaucoup. Je suis fidèle comme un dogue ai-je écrit dans Alcools et tu aurais dû te douter que tout ce que je disais de te tromper était pas vrai. Pour le moment, je préfère mourir et ferai possible pour cela. Si pas possible, on verra.» Cette nouvelle édition est augmentée de plusieurs lettres restées longtemps inédites.
Nouvelle édition revue et complétée en 2010
Nouvelle édition revue et complétée par Laurence Campa.


Apo

Le Castor Astral

17,00

Apollinaire en prison !

Sur une idée saugrenue mais géniale de Picasso et du mystérieux Géry, Apo se retrouve, par une nuit diluvienne, complice de vol de la Joconde.
En quelques jours, la police remonte jusqu'à lui : menottes, serrures, barreaux, cellule.
Cinq jours comme une éternité.

Comme dans Gazoline Tango, des personnages loufoques et lumineux mènent le bal.


Apollinaire, Manuscrits, lettres et calligrammes

Manuscrits, lettres et calligrammes

Textuel

55,00

Ce trésor patrimonial fragile et fascinant est rendu visible grâce aux collections de la Bibliothèque Nationale de France. Le corpus d'exception présenté ici dévoile toute l'évolution littéraire du poète entre 1893 et 1918. Manuscrits raturés et biffés, calligrammes, lettres, cahiers de jeunesse, croquis, collages... Les versions autographes et embryonnaires de poèmes emblématiques comme "Saltimbanques", " La chanson du mal-aimé, "Zone" et une version inconnue de "L'horloge de demain" sont révélées pour la première fois. Une nouvelle forme d'autobiographie critique par l'un des meilleurs spécialistes d'Apollinaire.