L'animal : ni homme, ni objet, quel statut philosophique ?

L'animal : ni homme, ni objet, quel statut philosophique ?

L’homme a depuis longtemps construit la définition de son humanité par différence et en opposition à la figure de l’animal : appartenant comme lui au règne du vivant, et de la Nature, l’homme est cependant celui qui s’est arraché à ce mode d’existence et a prétendu justifier sa domination, son utilisation, de la nature et de l’animal. L’animal représente en un sens l’origine de l’homme, censément dépassée par la civilisation qui travaille contre la bestialité à refouler et qui a façonné l’humanité par la raison, le langage, la vie sociale, la morale ; se penser comme un humain, c’est se différencier de cet autre animal que l’on n’est pas. Mais l’animal tend à être aussi une figure de l’altérité absolue, ravalée au rang de moyen – sans être véritablement un objet, il ne saurait être une personne : l’animal tend ainsi à englober finalement l’ensemble des vivants contre lesquels l’homme et la culture autorisent explicitement la violence, la mise à mort, la consommation. L’animal est-il absolument étranger à l’espace de nos responsabilités éthiques ? Sans effacer les frontières de l’humanité et de l’animalité, peut-on repenser leur fonctionnement et les partages qui en découlent ?

Qui va prendre le pouvoir ?, Les Grands singes, les hommes politiques ou les robots

Les Grands singes, les hommes politiques ou les robots

Odile Jacob

22,90

« C’est nous qui éliminons les grands singes et qui créons les robots.

Comment apprendre à vivre avec ces nouvelles intelligences artificielles pour assurer un futur meilleur à l’humanité ?

Ma réponse d’éthologue et de paléoanthropologue est qu’il nous faut d’abord comprendre les intelligences naturelles qui accompagnent notre évolution, à savoir celle des singes et des grands singes.
Sinon nous serons les esclaves des robots. » P. P.

Ce livre plein d’humour nous apprend beaucoup sur nous-mêmes, sur les hommes (et femmes) politiques, sur les grands singes… et les robots.

Ce livre est aussi un bestiaire à clés, où toute ressemblance avec des personnages existants risque de ne pas être pure coïncidence…

Pascal Picq est paléoanthropologue et maître de conférences au Collège de France. Ses recherches sur l’évolution de l’homme s’intéressent à ses origines comme aux profonds changements anthropologiques en cours. Il est à la fois très engagé dans la diffusion des connaissances en paléoanthropologie et dans les transformations de nos sociétés (Observatoire de l’ubérisation de la société, Institut de la souveraineté numérique, MENE...) sous le regard de l’anthropologie évolutionniste.


Biographies animales, Des vies retrouvées

Des vies retrouvées

Le Seuil

22,00

Éric Baratay propose ici des tentatives inédites de biographies animales – récits de vie ou de fragments de vie – construites à partir des ressentis, perceptions et vécus des bêtes. On découvre sous un jour totalement inattendu la girafe du Jardin des plantes, l'ânesse de Stevenson Modestine, Warrior un cheval engagé dans la Première Guerre mondiale, le taureau Islero qui causa la mort de Manolete, mais aussi Consul et Meshie, deux chimpanzés humanisés, ainsi que les chiens Lazarus et Bummer ou encore Bauschan et Douchka. Croisant sources écrites, images photographiques et filmées et connaissance de l'éthologie et de l'environnement, l'auteur repousse les frontières de l'écriture de l'histoire pour se placer résolument du côté de l'animal. En accumulant des matériaux sur différents destins inscrits dans leur temps, en les comparant, il propose aussi de penser des époques et des générations animales. Professeur d'histoire contemporaine à l'université de Lyon, spécialiste de l'histoire des animaux, Éric Baratay a notamment publié La Société des animaux. De la Révolution à la Libération (La Martinière, 2008, repris sous le titre Bêtes de somme. Des animaux au service des hommes, Seuil, « Points Histoire », n°442, 2011) et Le Point de vue animal. Une autre version de l'histoire (Seuil, 2012).


Les droits de l'animal
3,00

« Sous la forme d'un dialogue vivant, accessible à un large public et construit autour de quelque soixante-dix questions, les auteurs nourrissent une réflexion rationnelle et très moderne, fondée sur une triple argumentation : éthique, juridique et scientifique, à distance de toute forme de sensiblerie anthropomorphique et compassionnelle. [...]
L'ouvrage se veut être aussi, en filigrane, un hymne à la vie sous toutes ses formes et un appel à son respect pour la survie et le bien-être des hommes comme de toutes les autres espèces animales. »


L'ours, Histoire d'un roi déchu

Histoire d'un roi déchu

Points

10,80

Longtemps en Europe, le roi des animaux ne fut pas le lion mais l’ours, admiré, vénéré, pensé comme un parent de l’homme. Les cultes dont il a fait l’objet plusieurs dizaines de millénaires avant notre ère ont laissé des traces dans l’imaginaire et les mythologies jusqu’au cœur du Moyen Âge chrétien. De bonne heure, l’Église chercha à les éradiquer, effrayée par la force brutale du fauve, et surtout par la croyance selon laquelle il était sexuellement attiré par les jeunes filles.Michel Pastoureau retrace les différents aspects de cette lutte de l’Église contre l’ours pendant près d’un millénaire : massacres, diabolisation, humiliation et promotion du lion sur le trône animal… Inscrivant l’histoire culturelle de l’ours dans la longue durée, il tente ainsi de cerner ce qui, jusqu’à nos jours, a survécu de son ancienne dignité royale et retrace l’étonnante transformation d’un fauve en ours en peluche, dernier écho d’une relation passionnelle venue du fond des âges.Michel PastoureauDirecteur d’études à l’École pratique des hautes études et à l’École des hautes études en sciences sociales, il a publié de nombreux ouvrages, pour la plupart repris en « Points Histoire ». Son autobiographie, Les Couleurs de nos souvenirs (Seuil, 2010, Points Histoire, 2015) a reçu le prix Médicis Essai.


Faut-il manger les animaux?
7,80

Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons ? Convoquant souvenirs d'enfance et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer se lance dans une vaste enquête. Entre une expédition dans un abattoir et une recherche sur les dangers du lisier de porc, l’auteur explore tous les degrés de l'abomination contemporaine. Un livre choquant, drôle et inattendu qui a déjà suscité passions et polémiques.