Le roman est multiple, le roman est graphique

Le roman est multiple, le roman est graphique

À l'occasion de la sortie fracassante de "Moi, ce que j'aime c'est les monstres" d'Emil Ferris, les libraires mettent à l'honneur le roman graphique.

Mais alors, qu'est-ce que le roman graphique ?
"L'un des précurseurs, c'est Art Spiegelman, avec "Maus"". Ah oui, "Maus", pas question de l'oublier.
Le roman graphique se caractérise par une originalité graphique et surtout un format plus volumineux que la bande-dessinée traditionnelle, avec une histoire souvent plus dense et fournie. C'est une tendance qui, selon nos libraires, commence, depuis une dizaine d'années, à bien s'installer.

Comment nos libraires ont-ils sélectionné leurs romans graphiques ?
"Parce que c'était beau"... Pour plus de détails, n'hésitez pas à les interroger !

J'entends des voix
22,90

«C'est tout à fait par hasard que je me suis retrouvé, il y a trois ans, à randonner et à dessiner chaque jour dans la montagne, aux alentours de Sils-Maria, où vécut Friedrich Nietzsche. Fatalement, j'ai repensé à lui, et fatalement je me suis plongé à nouveau dans ses écrits, dans sa correspondance, avec l'envie de reparler de lui et - pourquoi pas ? -, avec lui. Un dialogue imaginaire qui m'a reconduit à Turin où j'ai écrit et dessiné L'immense solitude - livre inachevé qui devait se conclure sur le suicide de Primo Levi. Déjà trente ans que je lis et relis Nietzsche. J'aime toujours autant ses paradoxes, ses provocations, sa liberté. Mais à Sils-Maria, j'ai pensé de façon obsessionnelle à sa douleur - sa douleur mentale, certes ; sa douleur physique, plus encore. J'ai cherché à comprendre d'où venait ce mal et, en cherchant, j'ai rencontré parfois son contraire : le plaisir, celui, par exemple, de la conversation, avec Paul Rée, avec Albert Brenner et surtout avec son amie Malwida von Meysenburg, qui l'aura rendu si heureux. J'ai entendu la voix de Nietzsche, un chuchotement, parfois un fracas, et très vite s'y sont mêlées d'autres voix, celles d'amis et de parents disparus. Au chagrin que m'inspire leur absence se sont ajoutés d'autres états d'âme, et des souvenirs, des paysages, des anecdotes. Peu à peu ce livre écrit et dessiné, précédé de quelques photographies, s'est refermé, tournant la page d'un seul et même livre - depuis L'immense solitude jusqu'à Mélancolie - dédié à la solitude, à l'enfance, à l'amour, comme ce manifeste dont je rêvais à l'âge de dix-neuf ans, lorsque je présentai timidement mes premiers dessins à Gébé, le rédacteur en chef d'Hara-Kiri, et qui avait pour titre : Manifeste incertain.» Frédéric Pajak.
«J'ai entendu la voix de Nietzsche, un chuchotement, parfois un fracas, et très vite s'y sont mêlées d'autres voix, celles d'amis et de parents disparus. Au chagrin que m'inspire leur absence se sont ajoutés d'autres états d'âme, et des souvenirs, des paysages, des anecdotes.»


Ballade pour un bébé robot
24,00

Les androïdes de New Earth exploitent les données transmises par leurs créateurs, les humains. Dans cette société autoritaire, toute référence à l'histoire et à la culture des terriens est prohibée. Mais certains robots revendiquent cet héritage et, dans une quête de liberté, projettent de détruire le système. À la recherche de ces rebelles, les enquêteurs North et Quang sont confrontés à leurs propres doutes d'androïdes et doivent choisir leur camp, au péril de leur vie. Un récit de science-fiction poétique, philosophique et mathématique.
Une fable futuriste portée par l'esprit prodige du mathématicien Villani et la force poétique du pinceau de Baudoin.


El Boxeador
32,00

Deux boxeurs que tout oppose vont s'affronter dans un combat qui changera leurs vies pour toujours. Dans un coin du ring, Rafa, originaire des bas quartiers et amateur de plaisirs nocturnes. Dans l'autre coin, Hector, un jeune homme venant d'un milieu social aisé, mais en conflit permanent avec son père.


L'immense solitude / avec Friedrich Nietzsche et Cesare Pavese, orphelins sous le ciel de Turin, avec Friedrich Nietzsche et Cesare Pavese, orphelins sous le ciel de Turin

avec Friedrich Nietzsche et Cesare Pavese, orphelins sous le ciel de Turin

Les Éditions Noir sur Blanc

24,35

Le livre

Cinquième édition, revue et largement augmentée, de ce livre devenu introuvable par lequel Frédéric Pajak avait fait connaître en 1999 un genre nouveau : le récit biographique et autobiographique écrit et dessiné.

À première vue, Friedrich Nietzsche et Cesare Pavese n’ont rien en commun. Et pourtant : tous deux sont orphelins de père, tous deux ont grandi dans un entourage exclusivement féminin, tous deux n’ont jamais su se faire aimer d’une femme, tous deux ont eu une vie brève, solitaire et émouvante. Et puis, tous deux ont été inspirés par une ville, Turin, et son atmosphère terriblement « psychique ».

C’est à Turin que Nietzsche perd la raison : il a 44 ans. Et c’est à Turin que Pavese se suicide dans une chambre d’hôtel : il a 42 ans. Le philosophe allemand meurt le 25 août 1900, l’écrivain piémontais un demi-siècle plus tard, à un jour près, le 26 août 1950. En cherchant des rapprochements entre ces deux artistes, ces deux « jusqu’au-boutistes de la mélancolie », l’auteur se glisse dans leur drame, dans les blessures inguérissables de leur enfance. Il fait revivre les événements tragiques qui les ont conduits l’un à la folie, l’autre au suicide.

Ce livre est d’abord une rêverie, une suite de détours et de coïncidences. Les murs de Turin y transpirent. Ils parlent. Il fallait au moins trois cent cinquante dessins pour faire entendre leurs voix.

« Ce livre n’est pas une biographie, ni deux biographies, et encore moins une autobiographie. Ce n’est pas un livre d’histoire, ni d’histoires, ce n’est pas un livre de géographie, ce n’est pas un roman et ce n’est pas une bande dessinée. » C’est l’un des maîtres-livres de Frédéric Pajak.

L’auteur

Frédéric Pajak est né en 1955 dans les Hauts-de-Seine. Il a publié une quinzaine d’ouvrages, souvent écrits et dessinés : Le chagrin d’amour, Humour — une biographie de James Joyce—, Nietzsche et son père, Nervosité générale, Mélancolie, aux PUF ; La guerre sexuelle, J’entends des voix et Autoportrait, chez Gallimard. Il est l’éditeur des Cahiers dessinés.

Après L’étrange beauté du monde et En souvenir du monde, réalisés avec Lea Lund, les Editions Noir sur Blanc poursuivent la publication des œuvres de Frédéric Pajak.


L'Appel de Cthulhu illustré
24,90

Boston, 1926. Suite au décès, dans des circonstances étranges, de son grand-oncle, Francis Thurston découvre dans les documents dont il hérite l’existence d’une secte vouant un culte à une créature innommable, endormie depuis des millions d’années.
Sacrifices indicibles pratiqués dans les bayous de Louisiane, meurtres mystérieux perpétrés dans divers endroits du globe, artistes sombrant dans la démence après des visions nocturnes terrifiantes, renaissance de cultes ancestraux et surtout, une cité cyclopéenne surgissant de l’océan lors d’une tempête… Thurston va comprendre peu à peu que les recherches de son grand-oncle concernant le culte de Cthulhu étaient bien trop proches de la vérité et que, dans l’ombre, des adeptes œuvrent au réveil de leur dieu païen, prêts à faire déferler la folie et la destruction sur le monde.
Les astres sont alignés. La fin est-elle proche ?

 
 
Avec cette nouvelle, Lovecraft écrit dans les années vingt l’une des plus fameuses histoires de la littérature fantastique américaine. Cthulhu, le grand ancien qui rêve et attend au fond des noirs abysses océaniques, deviendra à lui seul le symbole de tout l’univers créé par l’auteur de Providence.
Fasciné depuis toujours par cet univers de monstres tapis dans les recoins les plus sombres et de créatures titanesques dont la seule vue suffit à vous faire sombrer dans la folie, François Baranger, illustrateur reconnu dans le monde pour ses talents de concept-artist pour le cinéma et le jeu vidéo, s’est attelé à la tâche « cyclopéenne » de mettre en image les principaux récits de H.P. Lovecraft.