Rentrez littéraire !

Rentrez littéraire !

Pour les libraires, la rentrée littéraire est un moment attendu, celui où nous pouvons découvrir des centaines de romans nouveaux, avec en tête un seul mot d’ordre : vous les conseiller à la rentrée, vous donner autant de plaisir à lire que nous en avons eu pendant l’été.

Voici notre première sélection. Nous vous souhaitons une belle rentrée… littéraire ! (... et nous continuons à lire !)

L'amour commence en hiver
12,00

« Je voulais seulement me plonger dans son regard vert, écouter le son cadencé de sa voix, comme si ses mots étaient les notes que j’avais toujours cherché à entendre, celles que je n’avais jamais jouées, les sons mêmes de la vie. »
Dans l’étui de son violoncelle, Bruno conserve un talisman : une moufle, celle que portait une enfant morte il y a vingt ans.
Dans sa poche, Hannah a glissé un fruit cueilli sur l’arbre aux oiseaux, qu’aimait son frère Jonathan.
Jusqu’à ce que leurs chemins se croisent, ils ignorent tout du mystérieux enchaînement qui les conduit l’un vers l’autre.
Comment se reconnaître ? Il faut croire encore aux miracles.


Lettre sur le pouvoir d'écrire
8,00

En février 1943, Claude-Edmonde Magny écrit cette Lettre sur le pouvoir d'écrire à Jorge Semprûn. Dans son "homélie" adressée au "jeune poète", elle explique avec force en quoi consiste le pouvoir d'écrire :
"Ecrire est une action grave, qui ne laisse pas indemne celui qui la pratique. Une fois engagé dans cette voie, il n'est pas de retour en arrière qui soit possible, pas plus d'ailleurs que lorsqu'on est engagé dans un progrès spirituel quelconque."

Elle conclut : "Mon cher Jorge, je ne saurais trop vous conseiller de réfléchir avant de vous consacrer tout entier à un exercice si vain, si dangereux, et qui mesure si implacablement le degré de réalité spirituelle auquel il a été donné à l'homme de parvenir." Jorge Semprun ne lira cette lettre que deux ans plus tard, en 1945, à son retour de Buchenwald.

Elle l'accompagnera sa vie durant.


Les Lisières
21,00

Entre son ex-femme dont il est toujours amoureux, ses enfants qui lui manquent, son frère qui le somme de partir s’occuper de ses parents « pour une fois », son père ouvrier qui s’apprête à voter FN et le tsunami qui ravage un Japon où il a vécu les meilleurs moments de sa vie, tout semble pousser Paul Steiner aux lisières de sa propre existence. De retour dans la banlieue de son enfance, il va se confronter au monde qui l’a fondé et qu’il a fui. En quelques semaines et autant de rencontres, c’est à un véritable état des lieux personnel, social et culturel qu’il se livre, porté par l’espoir de trouver, enfin, sa place.
Dans ce roman ample et percutant, Olivier Adam embrasse dans un même souffle le destin d’un homme et le portrait d’une certaine France, à la périphérie d’elle-même.


Le jeu des ombres
19,00

Quand Irène America découvre que son mari, Gil, lit son journal intime, elle en commence un autre qu'elle met en lieu sûr. C'est dans ce nouveau carnet qu'elle livre sa vérité sur son mariage et sur sa vie tandis qu'elle utilise l'ancien pour se venger de son mari et s'amuser à ses dépens. Gil est devenu un artiste célèbre en peignant le portrait d’Irène sous de nombreuses formes, et il réalise que la peur de la perdre le contraint à se dépasser. Irène termine sa thèse sur George Catlin, le peintre des Indiens, qui a sillonné l'Ouest américain au début du XIXe siècle. Tandis qu'ils tentent de maintenir les apparences pour leurs trois enfants, leur foyer devient un endroit de plus en plus violent et secret. Irène décide de mettre fin à son mariage et à une relation de dépendance étrange et ironique, plutôt que de céder à l'autodestruction.

Alternant entre les deux journaux intimes d’Irène et un récit à la troisième personne, Louise Erdrich explore la nature complexe de l'amour, les lignes fluides de l'identité et le combat d'une famille pour sa survie.


Le terroriste noir
17,00

• Le Terroriste noir est une fiction construite autour de la véritable histoire, aussi méconnue qu’extraordinaire, d’Addi Bâ. Addi Bâ est un jeune Guinéen né vers 1916, adopté en France à l’âge de 13 ans, et qui, devenu soldat pendant la Seconde Guerre, est affecté dans le 12e régiment des tirailleurs sénégalais. Capturé après la bataille de la Meuse, Addi s’évade, erre dans les forêts, avant d’être recueilli par le maire du village de Romaincourt. Élégant et mystérieux, à la fois austère et charmeur, il y fera sensation, mais ce n’est qu’un début : en 1942, il entre en contact avec la Résistance et crée le premier maquis des Vosges. Les Allemands le surnommeront « le terroriste noir ».L’affaire est racontée 60 ans plus tard, dans un français mâtiné de patois vosgien, par celle qui n’était qu’une jeune fille à l’époque ; c’est chez ses parents que le tirailleur venait écouter Radio-Londres, c’est chez eux qu’il prenait ses repas et faisait laver son linge. Qui a trahi Addi Bâ ? Une de ses nombreuses amantes ? Un collabo professionnel ? Ou tout simplement la rivalité opposant les Tergoresse et les Rapenne, deux familles aux haines séculaires ?Parce qu’il était noir, ce combattant de la France libre n’a reçu la médaille de la Résistance qu’en 2003, soit 60 ans après son exécution.

• Né en Guinée en 1947, Tierno Monénembo a reçu le prix Renaudot pour son dernier roman, Le Roi de Kahel (2008). Son œuvre, comprenant une dizaine d’ouvrages principalement ancrés dans l’histoire du pays peul, est une des plus importantes de la littérature africaine d’aujourd’hui.