Littérature contemporaine batave & scandinave

Romans d'auteurs norvégiens

La Norvège a donné au théâtre avec Ibsen l'un de ses maîtres incontestés. Il analysait et critiqué la société de son pays, comme le font les dramaturges contemporains, tel Jon Fosse dont les œuvres sont traduites en plus de 20 langues. Björnstjerne Björnson, Knut Hamsun ou Sigrid Undset, hier, Jostein Gaarder ou Herbjorg Wassmo aujourd'hui, plongent dans l'histoire complexe et la réalité quotidienne norvégienne, brossant des personnages forts et inoubliables.
Mais la littérature norvégienne est aussi celle des écrivains voyageurs, comme Thor Heyerdhal, à présent correspondant de guerre en Afghanistan comme Asne Seierstad...

20,30

Robert Bell, journaliste de seconde zone, le sait bien : rien ne se passe dans la morne petite ville d'Odda, cité industrielle sur le déclin nichée au fin fond d'un fjord norvégien. Bercé par la routine - un article par-ci, un petit verre puis un rendez-vous amoureux avec sa belle-sœur Irène par-là -, notre homme s'ennuie doucement. Comme les autres habitants, il est aussi engourdi qu'un ours en pleine hibernation. Alors quand un cadavre remonte à la surface de la rivière, l'émoi s'empare de la ville. Sur fond de crise économique et de misère sociale, les passions se déchaînent à Odda. Un crime, dans une si tranquille petite bourgade ? Les Serbes du foyer de réfugiés sont immédiatement pointés du doigt. La haine raciale enfle en même temps que les rumeurs colportées par la presse, plongeant Odda dans un climat des plus délétères. Bell, anti-héros, débonnaire et porté sur la bouteille, est chargé de couvrir l'enquête pour son journal au côté de son frère policier. Les deux hommes pourront-ils traverser les faux-semblants et dépasser leurs rivalités pour faire éclore la vérité ? Dans ce polar social à l'atmosphère suffocante, Frode Grytten continue d'explorer, avec le mordant qu'on lui connaît, la face cachée de la société norvégienne à travers les portraits croisés des habitants d'une petite ville moribonde, rongée par le racisme et l'oisiveté.
Dans ce polar social à l'atmosphère suffocante, Frode Grytten continue d'explorer, avec le mordant qu'on lui connaît, la face cachée de la société norvégienne à travers les portraits croisés des habitants d'une petite ville moribonde, rongée par le racisme et l'oisiveté.




Battu au croquet par son frère, un jeune homme voit sa vie s'effondrer le jour de ses vingt-cinq ans. Plus rien ne fait sens. En effet, ce n'est pas évident quand on sait une flopée d'informations inutiles, quand on n'a pas de petite copine mais un bon ami trop loin et un mauvais ami trop près, et surtout quand on apprend que le temps va plus vite en haut qu'en bas de l'Empire State Building. Quelle plaie ! Il faut alors repartir à zéro. Mais comment ? Un livre simple sur des choses compliquées. Un livre plein de réconfort. Absurde et hilarant. Naïf. Super.« Des points, des mots éparpillés aux quatre vents du livre d'Erlend Loe en font un bijou secret, un cadeau inestimable. » Sofa


7,70

Voilà un étrange roman qui n'est pas sans rappeler«Le Parfum»de Suskind. Le héros, ici, Latour, est une espèce d'avorton au regard triomphant qui a une particularité : celle de ne pas ressentir de douleur. Il deviendra taxidermiste et très vite il apprendra à tuer. Symbolique, ce tueur qui ne ressent rien, symbolique aussi cette époque de décadence et de libertinage de la fin du XVIIIe siècle.