Voyage littéraire en Inde !

Voyage littéraire en Inde !

Fin janvier sort la suite tant attendue de "Shantaram" de Gregory David Roberts, "L'ombre de la montagne". Pour vous faire patienter, venez vous plonger dans l'ambiance indienne à travers une sélection d'ouvrages. Bonnes lectures !

Les neuf visages du coeur, roman
11,20

Quand un jeune écrivain anglais débarque dans le sud du Kerala pour rencontrer Koman, un célèbre danseur de kathakali, il pénètre dans un monde de masques et de sentiments réprimés. Koman et sa nièce Radha sont vite séduits par le charme de l'écrivain voyageur avec son violoncelle et ses incessantes questions sur le passé. Un triangle qui exclut rapidement Shyam, le mari de Radha, qui n'a su gagner ni l'amour ni l'estime de sa femme. L'arrivée de Chris va révéler la vérité des êtres sous les masques et entraîner les personnages dans un maelstrôm d'émotions. Ces émotions qui sont au fondement du kathakali et qu'on appelle les « neuf visages du coeur ». Anita Nair a écrit un roman où les harmoniques de l'art tissent et irriguent le drame de la vie en des liens complexes et inextricables, et son oeuvre a l'intensité et la richesse d'un de ces spectacles de kathakali qui durent toute une nuit et dont on émerge dans la pâle lumière du petit matin, la dernière page du roman refermée, avec au coeur le neuvième rasa - la paix.


Compartiment pour dames
20,00

Akhila est employée aux impôts. Éternelle célibataire, cette quadragénaire n'a jamais été libre de mener sa vie comme elle l'entendait : toujours la fille, la soeur, la tante de quelqu'un, celle qui fait vivre la famille. Sur un coup de tête, elle prend un aller simple pour Kanyakumari, une petite ville balnéaire du sud de l'Inde. Dans l'intimité du sleeping - le fameux « compartiment pour dames » - qu'elle partage avec cinq autres compagnes, Akhila ose poser la question qui la hante depuis longtemps : une femme a-t-elle vraiment besoin d'un homme pour être heureuse et épanouie ?
Compartiment pour dames est le best-seller qui a révélé Anita Nair. Un roman délicieux, chaleureux, tendre, qui nous ouvre le coeur de ces femmes indiennes dont nous sommes finalement si proches. Un beau voyage à la découverte de soi qui éveillera des résonances en chacune de nous.
« Quelque chose d'indicible, qui pourrait être de l'émotion à fleur de mot, apparaît au détour de certaines pages de ce roman polyphonique. »
Le Figaro


Un bref mariage
20,00

Vingt-quatre heures dans une zone de guerre quelque part sur la planète. Installé depuis quelques jours à la lisière d’un campement proche d’une clinique improvisée par un médecin ne disposant d’aucun matériel, Dinesh est approché par un homme qui lui propose sa fille en mariage. L’homme vieillissant cherche à assurer l’avenir et la protection de son dernier enfant, car une femme mariée a plus de chances de s’en sortir en cas de rafle des forces gouvernementales ou des rebelles. En quelques heures, Dinesh se trouve uni à cette jeune fille inconnue dont il a désormais la charge. Un bref mariage raconte alors la première soirée et la première nuit de deux jeunes âmes brisées par des mois de conflits, d’horreur et de deuil. Ou comment, par la simple présence de Ganga, Dinesh retrouve des réflexes humains (parler, se laver, ressentir, pleurer) après des mois d’errance solitaire et de refoulement. Et comment Ganga s’éveille à son corps et à son désir. Malheureusement, la brutalité reste sourde à l’amour naissant, et cet inespéré retour à la vie sera de courte durée. Dans une atmosphère tendue par l’omniprésence du danger et de la mort, Anuk Arudpragasam raconte, avec beaucoup d’humanité et de philosophie, les traumatismes de la guerre, tout en décrivant l’éclosion d’un couple. Car si la guerre intensifie et déforme chaque besoin, chaque attitude, il s’agit aussi tout simplement d’un garçon face à une fille pour la première fois.
Anuk Arudpragasam est originaire du Sri Lanka. Âgé de vingt-cinq ans, il effectue actuellement un doctorat en philosophie à l’université Columbia de New York, ville où il a élu domicile. Un bref mariage est son premier roman.


Transgression, roman
21,30

Uzma Khan a écrit le roman du Pakistan. Elle dresse la carte d'un pays déchiré où ses personnages cherchent passionnément à conquérir un espace où rêver, choisir, aimer. Comme Dia, prise entre l'image d'un père torturé et assassiné et l'exemple d'une mère chef d'entreprise dans un monde où les femmes, traditionnellement, restent dans l'ombre. Ou Daanish qui, après trois ans passés aux Etats-Unis, ne trouve plus sa place dans un pays où règnent la corruption et les émeutes et où l'on est toujours l'étranger de quelqu'un d'autre. Ou encore Salaamat, en butte au mépris des Pendjabis et des Pathans, découvrant dans la décoration des bus sillonnant la ville une compensation aux humiliations qu'il subit, avant de devenir bourreau à son tour.
Dans ce roman foisonnant et violent, traversé pourtant de moments d'une beauté rédemptrice, chacun cherche une voie pour survivre, vivre, devenir ce qu'il croit être le plus important pour lui. Mais comment échapper à la loi sociale sans transgresser?


MAINTENANT QUE J'AI 50 ANS, nouvelles
7,00

Après un demi-siècle d'existence, les femmes des histoires de Bulbul Sharma découvrent avec stupeur que la vie n'est pas telle qu'elles l'avaient toujours imaginée. Passant de la révélation à la rébellion, elles vont apprendre à écouter leurs désirs, s'ouvrir au monde extérieur et à leur monde intérieur, et s'épanouir enfin. Pour Bulbul Sharma, à cinquante ans, la vie ne fait que commencer. Ecoutons-la nous en convaincre avec une tendresse et un humour délicieux.