Zoom sur les premiers romans de la rentrée littéraire 2020 📚

Zoom sur les premiers romans de la rentrée littéraire 2020 📚

Il y a Ce qu'il faut de nuit, roman bouleversant, sensible et déchirant, que Michaël, Marion et Catherine ont lu d'une traite et dont ils parlent aujourd'hui avec des mots choisis et une grande émotion.
Il y a Mémoire de soie, coup de cœur de Romain et Marion qui, d'une superbe plume, retrace une histoire familiale au début du XXème siècle.
Il y a L'Enfant céleste, lu et aimé par Laure-Anne, un roman doux et insulaire qui questionne la norme et invite à une reconnexion aux essentiels.
Lire un premier roman, c'est entrer dans un nouvel univers, découvrir une voix... Et en cette rentrée, de très belles plumes se révèlent ! Voici réunis dans ce dossier des premiers romans de la rentrée littéraire.

Une ombre qui marche

Le Gall, Tiphaine

Arbre Vengeur

14,00

Premier roman qui évite les lois du genre, Une ombre qui marche se présente comme l’essai d’un universitaire sur un écrivain mythique. On est pourtant dans une pure création qui s’approprie les codes universitaires pour dérouter. Mieux qu’un pastiche, ce texte qui est aussi une biographie en creux d’un personnage hors norme qui par la grâce d’un livre unique et radical a bouleversé l’humanité. Timothy Grall, spécialiste de Montaigne, a en effet composé un livre qui n’est fait que de pages vides. Le roman en est la glose, le commentaire partial d’un admirateur passionné, qui nous révèle la puissance hypnotique du pouvoir de la page blanche.
À la fois réflexion sur l’indicible et l’ineffable, et sur la richesse qui naît de ces limites, cette fantaisie sérieuse marie légèreté et gravité.


L'aurore

Malaussène, Pia

Mercure de France

12,80

La déconnexion

L'Helgoualc'h, Eric

Éditions du Faubourg

18,90

Né au Liban pendant la guerre, Elias Naccache a fait fortune en revendant sa première start-up à la faveur de la bulle internet du début des années 2000. L’histoire commence lorsqu’il disparaît en Syrie où il a rejoint des volontaires chrétiens engagés contre Daech.

Qu’est-ce qui a pu conduire ce petit génie du web à se déconnecter au point de prendre les armes ? Un magazine people confie à son ami d’enfance le soin de mener l’enquête. La biographie du disparu prend forme sous nos yeux, avec sa cohérence et ses zones d’ombre, dans un palpitant puzzle psychologique.

Qui est vraiment Elias Naccache ? Un immigré avide de revanche ? Un fasciste en puissance ? Un amant trompé ? À travers son histoire, c’est le portrait de notre époque qui se dessine, entre mirages technologiques, mise en scène de soi et crispations identitaires.


L'arrachée belle

Darsan, Lou

Contre-Allée

15,00

« Au centre de cette histoire, il y a le corps d’une femme, ses hantises et
ses obsessions, & il y a la nature. C’est l’histoire d’une échappée belle,d’une femme qui quitte, presque du jour au lendemain, tout ce qui déterminait son identité sociale.

Elle sort de stase et se met en mouvement. Son départ est d’abord une pulsion, une sorte de fuite vers l’avant qui tient du road movie, avec de longues traversées de paysages en voiture, en auto-stop, puis à pied.
De la fuite et l’errance du départ, cette échappée va se transformer en nomadisme et en un voyage vers la réalisation de soi.


L’Arrachée belle, c’est une échappatoire à une situation vécue comme oppressante : une vie de couple dont la violence réside dans l’absence de relation, dans le vide entre les corps, dans les non-dits, l’incompréhension, la distance qui se creuse. J’ai voulu faire ressentir la violence de ces quotidiens subis, cette perte de sens qui est devenue pour la femme une absence au monde et à elle-même, et que l’on nomme en psychologie un syndrome de déréalisation et de dépersonnalisation, une façon de s’extraire de ce qu’on ne peut pas supporter, symbolisée par l’absence de prénom du personnage. »


La fille du chasse-neige
22,00

« J’ai attendu la tombée de la nuit et je suis allé poser mes feuilles sur les ruches, les unes à côté des autres, et sur chaque feuille j’ai posé une pierre pour ne pas qu’elles s’envolent.
« Je veux apprendre à vous aimer, j’ai écrit. »

C’est un roman dans lequel on plonge pour ne plus le lâcher, pour en ressortir lavés de nos trivialités, prêt à aimer à nouveau et vivant comme jamais. Et pourtant il ne raconte que la vie d’aujourd’hui et l’amour de deux personnages Tom, artiste naissant, habité par la musique, et Marie, apicultrice, la très libre « fille du chasse-neige », entourés des leurs. Dans ce roman aux tonalités rock, les êtres sont de chair et de sons.
Mais ces vies, par la magie conjuguée d’un style virtuose, d’une empathie humaine débordante et d’un réalisme qui joue de tous les sens, compose une fresque sociale et chronique familiale d’une grande sensibilité.
Portraits inoubliables de femmes (Marie ; les mère et sœur de Tom) et d’hommes (Tom ; son père ; frère ; l’extraordinaire producteur Franck), La fille du chasse-neige est avant tout un roman d’amour solaire, comme il en existe peu.
Une voix à découvrir toutes affaires cessantes.