Correspondance (1954-1968). Suivi de la Correspondance René Char - Gisèle Celan Lestrange
EAN13
9782072498855
Éditeur
Gallimard
Date de publication
Collection
Blanche
Langue
français
Langue d'origine
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

Correspondance (1954-1968). Suivi de la Correspondance René Char - Gisèle Celan Lestrange

Gallimard

Blanche

Livre numérique

  • Aide EAN13 : 9782072498848
    • Fichier EPUB, avec DRM Adobe
      Impression

      Impossible

      Copier/Coller

      Impossible

      Partage

      6 appareils

      Lecture audio

      Impossible

    19.99

  • Aide EAN13 : 9782072498855
    • Fichier PDF, avec DRM Adobe
      Impression

      Impossible

      Copier/Coller

      Impossible

      Partage

      6 appareils

      Lecture audio

      Impossible

    19.99

Autre version disponible

Cette correspondance rapproche deux hommes, deux écrivains, et aussi deux
lecteurs, bien qu’ils ne fussent ni de la même langue ni du même monde ni du
même âge. Leur voisinage, leur rencontre n’a en fait rien pour surprendre.
L’échange entre René Char et Paul Celan semble aller de soi et apparaît
d’emblée sous un jour des plus prometteurs ; il laisse augurer d’une certaine
égalité des voix ; d’un dialogue nourri d’expériences comparables : celui du
poète du maquis de Provence avec le poète juif d’Europe orientale qui,
contrairement à ses parents, ne subira que les camps de travail roumains et
échappera à la machine d’extermination nazie. Tous deux connurent, jeunes, la
clandestinité, la disparition de proches, le sentiment de l’imminence de la
mort, la haine absolue des politiques mortifères. Tous deux ont écrit et pensé
dans des situations extrêmes. Les poèmes de Celan nés dans les camps, qui
constituent le socle de toute son écriture, sont encore, quand s’ébauchent
leurs échanges, quasiment inconnus en France. Char et Celan ont trempé pour
toujours leur parole dans ces multiples épreuves. Une parole qui devait
assumer sa part obscure, issue des méandres et des gouffres du siècle.
L'obscurité de leur dire résulte de la coagulation et de l’élaboration
d’expériences limites, d’un passage par l’abîme et non d’un hermétisme
délibéré, au sens d’un cryptage volontaire de quelque chose de préalablement
clair, destiné à on ne sait quels initiés! C’est à travers le filtre ou
l’optique des événements vécus que les deux poètes mettent à l’épreuve leurs
lectures, s’approprient ce qu’il leur faut pour situer leur propre voix tôt
fondée en nécessité.
S'identifier pour envoyer des commentaires.