« D'une voix et plaintive et hardie », La tragédie française et le féminin entre 1537 et 1583
EAN13
9782600362825
Éditeur
Droz
Date de publication
Collection
Travaux d'Humanisme et Renaissance
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

« D'une voix et plaintive et hardie »

La tragédie française et le féminin entre 1537 et 1583

Droz

Travaux d'Humanisme et Renaissance

Livre numérique

  • Aide EAN13 : 9782600362825
    • Fichier EPUB, libre d'utilisation
    • Fichier Mobipocket, libre d'utilisation
    • Lecture en ligne, lecture en ligne
    31.99

Autre version disponible

Voici comment, dans un prologue adressé au Roi, Étienne Jodelle définit la
pièce qui est sur le point d’être jouée devant lui :

[...] C’est une Tragedie.

Qui d’une voix et plaintive et hardie

Te represente un Romain Marc Antoine

Et Cléopatre Egyptienne Roine [...].

Si la voix de la tragédie est « et plaintive et hardie », la critique moderne
a essentiellement retenu le premier adjectif, jusqu’à en faire un point majeur
de la définition du genre au XVIe siècle. Que faire alors de la seconde
épithète avancée par Jodelle ? Le dramaturge définit ici la voix de sa
tragédie, mais il s’agit également pour lui d’y associer la voix de son
héroïne, Cléopâtre, dont la hardiesse est célébrée dans la pièce. Nina Hugot
examine l’ensemble des pièces tragiques imprimées entre 1537 et 1583 et
souligne l’importance des deux versants de cette caractérisation de la
tragédie et de son héroïne dans la constitution de l’esthétique du genre au
XVIe siècle.
S'identifier pour envoyer des commentaires.