Le Demos et la Cité, Communautés et assemblées populaires en Asie Mineure à l'époque impériale
EAN13
9782753568235
Éditeur
Presses universitaires de Rennes
Date de publication
Collection
Histoire
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Le Demos et la Cité

Communautés et assemblées populaires en Asie Mineure à l'époque impériale

Presses universitaires de Rennes

Histoire

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À l'époque impériale (Ier-IIIe siècle apr. J.-C.), les cités grecques d'Asie
Mineure continuèrent de fonctionner au plan politique et institutionnel
suivant des normes qu'elles jugeaient elles-mêmes naturellement «
démocratiques ». Par là elles entendaient qu'elles se géraient toujours de
manière autonome suivant des règles traditionnelles inchangées, et la
communauté des citoyens qui les constituait chacune réunissait encore des
hommes libres qui servaient les intérêts de leur petite patrie. Quelle place
et quel rôle le demos joua-t-il dans un tel paysage ? Les notables, dont une
grande partie des études actuelles s'est attachée à analyser les comportements
et les desseins politiques, n'ont cessé depuis le courant du IIe siècle av.
J.-C. d'affermir leurs positions dans la cité au point d'en apparaître les
dirigeants naturels. Quel besoin avaient-ils dès lors d'un demos, qui pouvait
constituer un obstacle à leur prépondérance ? En dépit de leurs visées
dominatrices, les notables continuaient à vrai dire de vivre dans un univers
limité et clos, la polis, dont la logique de fonctionnement demeurait
fondamentalement communautaire. Le demos en constituait l'élément central, en
tant qu'il désignait toujours à la fois cette communauté civique, dont les
notables comme les citoyens de base étaient partie prenante, et l'assemblée
populaire qui en était l'émanation naturelle. Il incarnait de manière éminente
la cité et y nourrissait les discours littéraires et politiques des notables,
qui n'avaient souvent pas de mots assez durs pour en dénoncer les travers ; un
discours souvent comminatoire, mais aussi un aveu, celui de devoir composer
avec un acteur essentiel. Les sources (épigraphiques, littéraires,
archéologiques, numismatiques), reprises dans leur ensemble, modifient notre
regard sur une réalité et une institution incontournables. Le demos restait
encore au IIIe s. apr. J.-C. cet acteur essentiel dont les notables devaient
maîtriser l'opinion pour promouvoir leurs desseins politiques. Encore à
l'époque sévérienne on continuait de se réunir au théâtre, lieu de la
politique par excellence, pour y débattre selon des procédures rigoureuses.
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