Rêves d'Orient - Mon musée idéal
EAN13
9782809914412
ISBN
978-2-8099-1441-2
Éditeur
Place des Victoires
Date de publication
Collection
LIVRES D ART
Nombre de pages
204
Dimensions
30 x 29 x 2 cm
Poids
1943 g
Fiches UNIMARC
UTF-8 / MARC-8

Rêves d'Orient - Mon musée idéal

Place des Victoires

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Bien que la passion des artistes européens pour l’Orient n’ait jamais cessé, c’est le XIXe siècle qui sera la grande époque de l’Orientalisme artistique. Ce n’est pas à proprement parler un mouvement, mais plutôt un thème récurrent dans l’art, celui du monde arabe et ottoman idéalisé par l’imagination des artistes occidentaux.
 
Le livre est conçu en deux temps forts : la relecture des grandes œuvres orientalistes (Klee, Delacroix, Ingres, Picasso) par Serge Moati, qui nous ouvre ensuite les portes de sa riche collection privée de manière totalement inédite.
L’Orientalisme, c’est le monde arabe et ottoman rêvé par les Occidentaux. La position de Serge Moati, d’ici et d’ailleurs, de Tunis et de Paris, est à mi-chemin entre Orient et Occident. Il porte donc un regard singulier et original sur des œuvres qui traitent de la vie, de la culture, des paysages de son enfance.
Le livre présente des œuvres classiques incontournables, mais aussi des œuvres plus contemporaines et moins connues.
Serge Moati s’illustre à la fois dans le journalisme, le cinéma et la politique. Originaire de Tunis, il vit depuis l’âge de onze ans à Paris, mais garde pour sa terre natale une passion irréductible.

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Exposition en vitrine - Passage Auguste Pavie
Du au , Librairie Dialogues

Cette exposition regroupe une sélection d’œuvres orientalistes et orientalisantes, commentées par Serge Moati dans son livre Rêves d’Orient, mon Musée idéal, paru aux éditions Place des Victoires.
L’auteur, lui-même collectionneur de tableaux et d’objets liés à cette thématique, a élaboré un choix « de cœur » : les tableaux présentés dans son livre sont ceux qui l’ont touché, qui l’ont ému ; la plupart lui remémorent des souvenirs - la douceur, les odeurs, la sensualité - d’une enfance passée à Tunis. D’autres présentent des scènes violentes, qui font écho à l’actualité en Orient.
L’exposition entend refléter la diversité des choix de l’auteur, qui se délecte du caractère kitch de la peinture orientaliste : oscillant entre sensualité et violence ; entre scènes de bains, de harem, d’intimité de femmes voluptueuses et tableaux épiques de batailles, de chasse aux grands fauves ; un kitch propre à l’art académique du XIXème siècle, en pleine réhabilitation depuis l’entrée des peintres « Pompiers » au musée d’Orsay.

Dossier relatif

Librairie Dialogues : "Place des Victoires est une maison d'édition indépendante qui existe sous ce nom depuis près de 30 ans. Pourriez-vous nous dire quelques mots de son histoire ?"

Carl van Eiszner, président des éditions Place des Victoires : "Comme souvent, le hasard crée un destin. J’ai créé les éditions Sand pour racheter le fonds Tchou, avec ma sœur Joan, en 1979. Nous aimions l’ésotérisme et les médecines douces ; ce fonds en était riche. Puis, nous avons racheté le fonds « Mengès » en 1986 au Club Français du Livre qui, à l’époque, était actionnaire important du Grand Livre du Mois et de Encyclopaedia Universalis.
Adolescent, j’aurais voulu devenir architecte comme mon grand père qui m’avait élevé, mais il m’en a dissuadé « tu n’as aucun goût, mon fils »... Tant pis, je deviendrai éditeur d’architecture et nous avons lancé l’Histoire de l’Architecture française en trois volumes, destinée aux universitaires. De cette aventure sont nées une amitié et une complicité avec un des historiens de l’art des plus réputés, Jean-Marie Pérouse de Montclos. Excellent écrivain, dominant ses sujets de façon originale et magistrale, il nous accordera sa confiance. De cette confiance réciproque naîtront plusieurs publications, dont des livres toujours au catalogue et appréciés du grand public : Versailles, Les Châteaux du Val de Loire (vendu à plus de 300 000 exemplaires dans le monde, dans 8 langues) ; deux titres dont les photographies originales sont de Robert Polidori, photographe dont le talent est mondialement reconnu et qui nous attribue l’origine de sa carrière.
Après l’Art de Paris, traduit aussi en sept langues, le dernier opus couronnant notre contribution au patrimoine français fut l’Art de France en trois volumes, terminé en 2014.
Notre particularité est de travailler avec des partenaires fidèles à l’international ; dans notre maison d’édition, nous parlons sept langues, ce qui facilite les contacts hors de France.
En 1995, notre maison a failli mourir à cause de la concurrence des éditeurs internationaux qui publiaient en multilingue, à bas prix. Nous avons donc changé nos méthodes de travail afin de proposer des ouvrages « luxueux » à un prix compétitif par rapport à ces nouveaux arrivants. Depuis, succès et échecs se sont succédé, mais nous restons enthousiastes, créatifs et en quête d’excellence."

Entretien réalisé en décembre 2016

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