Je ne m'aime pas : un peu, beaucoup, à la folie, un peu, beaucoup, à la folie
EAN13
9782809801477
ISBN
978-2-8098-0147-7
Éditeur
Archipel
Date de publication
Collection
Archipsy
Nombre de pages
190
Dimensions
23 x 14 x 2 cm
Poids
255 g
Langue
français
Code dewey
158.1
Fiches UNIMARC
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Je ne m'aime pas : un peu, beaucoup, à la folie

un peu, beaucoup, à la folie

De

Archipel

Archipsy

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DANS LA MÊME COLLECTION

Psychologie de l'argent, Thierry Gallois, 2003.

Psychologie du criminel, Jean-Michel Labadie, 2003.

Guide de survie pour parents débordés, Frédéric Kochman, 2004.

L'Enfant et le Diable, Liliane Daligand, 2004.

Si tu m'aimes, trompe-moi !, Alexandra Choukroun, 2005.

Vaincre les peurs et les phobies, Marc Spund, 2005.

Le Complexe de Barbe-Bleue, Jean-Albert Meynard, 2006.

Le volant rend-il fou ?, Jean-Marc Antoine Bailet, 2006.

Mère-fils, une relation malmenée, Sylvette Desmeuze-Balland, 2007.

Changer ? Moi, jamais, Pascal Neveu, 2008.

Belle-mère ou marâtre, Michel Moral et Marie-Luce Iovan-Chesneau, 2008.

Le Bonheur d'être névrosé, Dominique Drillon, 2008.

États de crise, Armelle Oger, 2008.

Le malade, la maladie et les proches, Isabelle Moley-Massol, 2009.

Collection « Archipsy »
dirigée par Roseline Davido
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ISBN 978-2-8098-0147-7

Copyright © L'Archipel, 2009.

« Dites-moi, je vous prie : peut-on aimer quelqu'un quand on se hait soi-même ? S'entendre avec autrui si on n'est pas d'accord avec soi-même ? Donner du plaisir à quelqu'un si on est pour soi-même pénible et ennuyeux ? Pour l'affirmer je crois qu'il faudrait être plus fou que la folie elle-même.

[...]La Nature, en bien des cas plus marâtre que mère, a gravé dans l'esprit des mortels, surtout des plus sensés, le mécontentement de soi et l'admiration d'autrui. De là vient que tous les dons, toute l'élégance, tout le charme de la vie s'altèrent et périssent. Car à quoi bon la beauté, le plus inestimable présent des dieux immortels, si elle est contaminée par le vice du dégoût de soi ? Et la jeunesse, si elle se corrompt au ferment d'une mélancolie sénile ? »

Érasme, Éloge de la folie

Sommaire

DANS LA MÊME COLLECTION
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Avant-propos
1 - Des fondements de l'amour de soi aux sources des défaillances narcissiques

Avant-propos

Chacun d'entre nous, selon les circonstances et à des degrés divers, peut être amené à porter sur lui-même un jugement négatif et sans ménagement : « J'ai été nul(le) à cette soirée », « Je me déteste quand je réagis de cette façon », « cette fille/ce garçon est trop bien pour moi, je ne la/le mérite pas », « Je suis affreux(-se) », etc. Il arrive régulièrement que l'amour-propre soit ainsi mis à mal, sans que cela constitue pour autant une entrave définitive à l'estime de soi. Le problème se pose lorsque cette dévalorisation devient récurrente, pouvant aller, à l'extrême, jusqu'à la haine de soi.

Dire : « Je ne m'aime pas » n'a pas toujours la même portée. Il s'agit parfois d'un sentiment temporaire (« je ne m'aime pas en ce moment ») qui trahit peut-être la nostalgie d'une époque où l'on s'acceptait mieux ou l'espoir d'un avenir où l'on s'aimera de nouveau, moyennant quelques changements déterminants. Il peut aussi s'agir d'un jugement figé dans le temps, une sorte d'attitude démissionnaire à l'égard de soi-même, qui proclamerait que, quels que soient les efforts fournis ou les changements envisageables, « je ne m'aimerai pas ». L'on imagine ici quelle peut être l'intensité de la souffrance ressentie. Que le constat d'un manque d'amour pour soi soit chronique ou passager, une question subsiste : pourquoi en suis-je arrivé(e) là ?

C'est l'une des interrogations centrales de cet ouvrage. Elle amènera le lecteur à mieux comprendre les origines de ce trouble. Il sera alors sur la bonne voie pour acquérir de nouvelles aptitudes et mettre en œuvre les transformations qu'il souhaite accomplir.

Si l'on ne m'a pas donné de raisons suffisantes de m'aimer tel(le) que je suis, comment pourrais-je les trouver moi-même ? Comment croire en l'amour des autres lorsque, de toute évidence, je ne l'ai pas reçu de la part de ceux qui étaient censés me l'apporter ?

Le manque d'amour de soi reflète bien un malaise dans le rapport à l'autre, qui est un prolongement de soi-même. Dès la naissance, on porte en soi la vie et la mort. La mort physique, inéluctable, peut être précédée de la mort psychique, reflet d'un vécu fait de souffrances et d'injustices. Le fait de ne pas s'aimer serait-il une mise à mort symbolique de soi-même et ce, parfois, dès la naissance ?

Quelle est en réalité cette image de soi que l'on observe dans le miroir ? Pourquoi cette guerre contre soi-même ? Est-ce tout ce que l'on mérite ? Si, autour de soi, rien n'a été ou n'est facile, pourquoi s'infliger des souffrances supplémentaires volontaires et gratuites ? Pourquoi se punir ainsi ? À qui ou à quoi le doit-on ?

Le fait de ne pas s'aimer influence notre vision du monde, et c'est aussi sur cette manière de voir qu'il faudra travailler. Car il n'existe pas une seule façon d'appréhender ce qui nous entoure, de même qu'il n'existe pas une seule façon de se regarder.

Celui ou celle qui ne s'aime pas est comme un « mort vivant » qui tenterait d'avancer dans le brouillard. Mais, tant que l'on existe, il est possible d'avoir une vie différente, plus épanouissante, à condition de le vouloir et de ne plus y renoncer. Au fond de vous, l'espoir est peut-être toujours là, et il essaie de vous dire qu'il est encore temps de réagir. Vous avez maintenant un chemin qui se profile, à vous de l'emprunter.

1

Des fondements de l'amour de
soi aux sources des défaillances
narcissiques

Aussi loin que nos souvenirs nous transportent, lorsque nous tentons d'élucider nos lacunes, nous nous sentons immanquablement happés vers les morceaux inachevés de notre histoire, telle une vague butant sur de robustes rochers.

Cette histoire qui nous a construits influencera inévitablement nos choix, et nos traumatismes nous imposeront quant à eux leurs diktats. Ainsi, une expérience vécue dans l'enfance peut devenir la quête de toute une vie. Toutes ces blessures du passé, ces frustrations et ces manques constituent ce que l'on pourrait définir comme des amputations existentielles qui nous poussent en toute logique à la quête, mais peut-être celle-ci nous plongera à nouveau dans l'obscurité... On pourra alors s'interroger : Où est ma vraie vie ? Celle que j'aurais eue, délestée de ses accidents de parcours ? Qui aurais-je pu être si toutes ces écorchures ne m'avaient pas freiné(e) ? Découvrir ce Moi « pur » et sans « souillures », telle serait alors la vraie quête, celle qui nous mène vers la liberté.

Revenons au commencement, la période de la petite enfance, qui inscrit ses traces indélébiles sur notre corps et dans notre esprit. C'est elle qui va introduire la notion de conscience de soi, modeler le regard porté sur soi et structurer les bases de l'amour de soi. On comprendra aisément que l'enjeu de ce moment est de taille.

Le témoignage de Marie

Marie a 32 ans. Elle a grandi avec ses deux frères cadets dans un climat familial conflictuel. Ses parents ne s'entendaient pas et sa mère, à cause de son insatisfaction et de sa souffrance, a eu une attitude très nocive envers elle. « Ma mère, dit-elle, m'a détruite psychologiquement. »

“En vérité, je ne sais pas qui je suis, au fond, car j'ai toujours consacré toute mon énergie à vouloir plaire à ma mère. Mais jamais elle n'a été satisfaite. Je me souviens d'une scène qui m'a profondément marquée. Je devais avoir 5 ou 6 ans. Ma mère évoquait avec une amie le jour de ma naissance. Elle lui a dit : « Quand je l'ai vue, j'ai pris peur, qu'est-ce qu'elle était moche ! Elle ressemblait à un monstre ! Et dans son regard, c'était comme si elle m'en voulait de l'avoir mise au monde. » Comme si un nouveau-né pouvait ressentir ce genre de chose... Elle savait que j'écoutais. Et cette phrase, elle n'a cessé de la répéter à qui voulait bien l'entendre, tout au long de ma vie.

Ma mère n'a jamais eu de mots affectueux ni tendres à mon égard. Tout ce que je faisais, ce n'était jamais assez pour elle. Même lorsqu'elle me donnait la douche, elle était...

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