Georges Picquart dreyfusard, proscrit, ministre : la justice par l'exactitude, La justice par l'exactitude
EAN13
9782247080250
ISBN
978-2-247-08025-0
Éditeur
Dalloz
Date de publication
Collection
HORS COL DALLOZ
Nombre de pages
540
Dimensions
23,6 x 14,5 x 3 cm
Poids
695 g
Langue
français
Code dewey
920.4
Fiches UNIMARC
S'identifier

Georges Picquart dreyfusard, proscrit, ministre : la justice par l'exactitude

La justice par l'exactitude

De

Dalloz

Hors Col Dalloz

Indisponible

Georges Picquart (1854-1914), officier brillant, chef de l'espionnage militaire, refuse, contre toutes les pressions, d'ignorer la preuve de l'innocence d'Alfred Dreyfus qu'il a découverte en 1896 du fait de ses fonctions à la tête du service secret. Ses chefs, l'État-major, les ministres, jusqu'au président de la République, s'irritent de ce qu'ils prennent pour de l'entêtement orgueilleux. Picquart, lui, sait d'instinct que l'exactitude des faits et le professionnalisme sont le premier rempart contre les renoncements, les injustices qui mènent à l'indignité.

Dans cette vie de roman, l'officier supérieur est exilé puis banni de l'armée pendant dix ans. Il subit un an de prison sans jugement, affronte deux duels, lutte sans répit pour sa propre réintégration dans l'armée et la réhabilitation de Dreyfus. Ce symbole de la Grande muette qui prend la parole pour faire prévaloir la vérité, vilipendé pour sa détermination, devient en 1906, par un retournement saisissant qui soulève l'indignation des anti-dreyfusards, ministre de la Guerre de Clemenceau. Sans se montrer un grand réformateur à ce poste, il concourt à ancrer fermement l'armée dans la République.

Ambitieux, déterminé, stratège, laïc, distancié, secret, mélomane, polyglotte, curieux de tout, ironique, rejetant les réflexes antisémites que son milieu lui avait légués, mais aussi hautain, égocentrique et rancunier, Picquart reste une figure significative de celles que la IIIe République a su produire pour construire un État de droit.

Son itinéraire, entre guerre et paix, culture et polémiques, administration et politique, Clemenceau et Jaurès, Mirbeau et Mahler, est marqué par son indépendance d'esprit et son courage. Il témoigne de l'attitude que peut choisir un fonctionnaire face à la déraison d'État.

S'identifier pour envoyer des commentaires.

5 questions posées à Christian Vigouroux à l'occasion de la sortie de son livre "Georges Picquart, dreyfusard, proscrit, ministre" (Dalloz).

Avec Christian Vigouroux
Le , Café de la librairie Dialogues

Dans son dernier livre, "Georges Picquart, dreyfusard, proscrit, ministre", Christian Vigouroux revient sur un épisode oublié de l’histoire de France. Georges Picquart, alors chef de l’espionnage militaire, refuse de laisser injustement accuser le capitaine Dreyfus. Cet officier de l’état-major va courir le risque de saborder sa carrière pour un combat contre l’injustice. Alors en poste aux services secrets, il découvre des documents falsifiés qui accablent Dreyfus. Il en avise son supérieur qui lui conseille de ne rien dévoiler. Dès lors, Picquart, indépendant d’esprit et courageux, ne va cesser de se battre pour faire triompher la vérité supportant l’exil et la prison. Banni de l’armée pendant dix ans, il devient en 1906 le ministre de la Guerre de Clémenceau.

Autres contributions de...

Plus d'informations sur Christian Vigouroux