Un jour tu verras / roman, roman
EAN13
9782352871323
ISBN
978-2-35287-132-3
Éditeur
ARCHIPOCHE
Date de publication
Collection
ROMANS FRANCAIS (110)
Nombre de pages
312
Dimensions
18 x 11 x 0 cm
Poids
184 g
Langue
français
Code dewey
843
Fiches UNIMARC
S'identifier

Un jour tu verras / roman

roman

De

Archipoche

Romans Francais

Indisponible

DU MÊME AUTEUR

ROMANS:

LES NOUVEAUX MYSTÈRES DE MARSEILLE

Le Vampire de la rue des Pistoles, Lattès, 2009.

Le Guet-apens de Piscatoris, Lattès, 2008.

Les Diaboliques de Maldormé, Lattès, 2007.

Le Spectre de la rue Saint-Jacques, Lattès, 2006, prix des Marseillais.

Double Crime dans la rue Bleue, Lattès, 2005, prix Rompol-Le Rayon du Polar.

Le Secret du docteur Danglars, Lattès, 2004.

La Faute de l'abbé Richaud, Lattès, 2003, prix Jean-Toussaint Samat du roman policier.

L'Énigme de la Blancarde, Lattès, 2002, prix Paul-Féval 2003 de littérature populaire.

La Cathédrale engloutie, Grasset, 1992.

Comme un cheval fourbu, Belfond, 1984; L'Écailler du Sud, 2007.

La Poisse, Nouvelles Éditions Baudinière, 1981 ; rééd. sous le titre Pris au piège, Autres Temps, 2002.

BIOGRAPHIES:

Dominique Piazza, un destin marseillais, HC Éditions, 2009.

Emma Calvé, la diva du siècle, Albin Michel, 1989.

NOUVELLES:

Suite provençale, La Table Ronde, 1996, prix Louis-Brauquier.

CHRONIQUES:

Ça s'est passé à Marseille, 5 vol., Autres Temps, 1992-1998, Grand Prix littéraire de Provence.

ALBUM:

Côtes méditerranéennes vues du ciel, photos de Yann Artus-Bertrand, Le Chêne, 1997.

HISTOIRE:

Histoire de Marseille illustrée, Le Pérégrinateur, 2007.

Marseille, 2 600 ans d'histoire, avec Roger Duchêne, Fayard, 1999.

Et Marseille fut libérée..., Autres Temps, 1994.

JEUNESSE:

Parle-moi de Marseille, Autres Temps, 1999.

Ce volume constitue l'édition revue et corrigée du roman paru en 1987 aux éditions Belfond.

Site de l'auteur:
http://jeancontrucci.free.fr/

www.archipoche.com

Si vous souhaitez recevoir notre catalogue et être tenu au courant de nos publications, envoyez vos nom et adresse, en citant ce livre, aux éditions Archipoche,

34, rue des Bourdonnais 75001 Paris.
Et, pour le Canada, à
Édipresse Inc., 945, avenue Beaumont,
Montréal, Québec, H3N 1W3.

eISBN 978-2-3528-7431-7

Copyright © Archipoche, 2009.

In memoriam Marcel Mouloudji (1922-1994)

J'écris pour être lucide
J'écris pour mieux t'aimer.

Mireille Sorgue, Lettres à l'Amant

Prologue

Aujourd'hui, je viens de débarrasser mon bureau des derniers dossiers qui l'encombraient.

Puis, j'ai dévissé ma plaque de cuivre sur la porte d'entrée de l'immeuble.

PIERRE LAROQUE-ALRIC

Avocat
au barreau de Marseille

Sur rendez-vous.

Me voilà désormais avocat honoraire.

« Honoraire », c'est un mot politiquement correct. Comme « émérite » pour un universitaire. Pour ne pas avoir à dire: « à la retraite ». Cela sonne comme un glas. Mais à soixante-treize ans, après quatre décennies de barreau, j'estime l'avoir bien méritée, cette mise sur la touche, quelle que soit la façon dont on la nomme.

N'ayant pas l'intention d'écrire mes mémoires, dans la montagne de paperasse résultant de quarante ans de vie professionnelle, j'ai fait le « ménage en grand ». Je n'ai conservé que la chemise contenant le dossier LANGEVIN / ALTHEN.

J'ai bien connu Pauline Langevin et Laurent Althen. Il conviendrait de les désigner comme les héros de cette histoire, si ce livre était un roman.

Mon métier m'a souvent amené à connaître des affaires vraies qui auraient fait le bonheur d'un romancier. Je n'ai, hélas, aucun don pour les raconter. Tout au plus pourrais-je en être le chroniqueur maladroit, plus familier des arcanes du Code pénal que des méandres du cœur humain.

Même si le second nous amène souvent à compulser le premier.

J'ai donc remis la main sur les archives qui contenaient l'histoire de Pauline et de Laurent. Plus de trente années étaient passées par-dessus. Je l'avais presque oubliée. Je n'aurais pas dû. Mais plus on va en âge et plus la mémoire se débarrasse de ce qui ne lui paraît plus indispensable. Elle fait le « ménage en grand », elle aussi.

Sorti de la poussière du temps, le dossier Langevin / Althen m'a ramené à ces quelques mois, entre le printemps et l'automne 1981, où Pauline Langevin et Laurent Althen s'étaient rencontrés et aimés. Leur liaison fut brève, chacun sait que la passion ne s'accommode guère de la durée...

Pour que les choses soient claires, je dois préciser que cette histoire me touche, parce que j'y ai été doublement mêlé. J'avais été l'amant (très provisoire) de Pauline avant qu'elle ne rencontre Laurent. Je fus ensuite le défenseur de celui-ci lorsqu'il s'accusa en septembre 1981, devant la cour d'assises d'Aix-en-Provence, d'être l'auteur du meurtre d'un neuropsychiatre, le professeur Jacques-François Demians, retrouvé poignardé dans son mas camarguais. J'avais toutes les raisons et les preuves suffisantes pour être persuadé que Laurent n'était pas l'auteur du coup de couteau mortel. Je n'ai – hélas! – pas eu le talent nécessaire pour éviter à mon client (et ami) une condamnation à douze années de réclusion criminelle.

Je savais la vérité, mais, pour des raisons que l'on découvrira ici, Laurent m'interdit formellement de la dire à ses juges. Il s'obstina à s'accuser de ce meurtre comme on se châtie pour expier une faute impardonnable. Cruelle situation pour l'avocat de la défense dont la profession est justement d'établir par tous les moyens l'innocence du prévenu !

J'avais rencontré Laurent Althen bien avant les faits. Depuis une dizaine d'années, nous fréquentions le même club de tennis et il poussait l'amitié jusqu'à se laisser battre, afin de me rassurer sur mes progrès. Je m'étais attaché à ce garçon généreux que la vie n'avait pas épargné. Il ne s'était jamais consolé de la tragique disparition de sa première compagne. Même Pauline ne sera pas parvenue à la lui faire oublier...

Laurent s'était donc – par une sorte de compensation – réfugié dans une vie rêvée. Un rêve qu'il nourrissait d'une passion obnubilante pour le cinéma américain, en particulier celui des « années éblouissantes » (ainsi désignait-il la période 1950-1960). Il savait tout de lui. Et il considérait sa propre existence comme un film de série B dont il eût été le héros ordinaire. Logique avec lui-même, il a construit son destin comme un scénario. Cela commence par une histoire d'amour et s'achève dans le drame, selon la plus pure tradition hollywoodienne de l'époque.

Pauline Langevin, je l'avais rencontrée cinq ou six ans auparavant, chez son patron, le professeur Jacques-François Demians. Elle était sa secrétaire. La rumeur prétendait que leurs relations ne se limitaient pas à une collaboration professionnelle. Demians – qui soignait sa réputation de collectionneur de bonnes fortunes – n'y était peut-être pas étranger.

Quand le drame rapporté ici a éclaté, Pauline et moi étions séparés depuis longtemps, mais nous avions conservé des relations que j'irai jusqu'à qualifier d'affectueuses. Elles se poursuivirent tout le temps où l'amour de Pauline illumina la vie de Laurent.

Ceci explique comment et pourquoi j'ai pu suivre de bout en bout l'histoire des deux amants.

Quand j'ai appris la fin brutale de leur liaison et la disparition inexpliquée de Pauline, j'ai tout naturellement cherché à en savoir plus. Puis, quand Laurent a été inculpé et jugé, c'est tout aussi naturellement que je suis devenu son défenseur.

Alors que je m'occupais du dossier, je me souvins avoir conservé, du temps où Pauline et moi étions liés, une clé de son appartement qu'elle ne m'avait jamais réclamée. L'envie d'aller revoir ce décor où nous avions vécu de tendres moments me fit commettre une indélicatesse. Je partis à la recherche d'un souvenir, d'une photo, de quelque chose de tangible, propre à me rappeler l'époque où je me trouvais à la place de Laurent.

C'est alors que j'ai mis la main sur une sorte de journal, où, dans un grand cahier à petits carreaux, Pauline, de son écriture sage, avait consigné presque jour par jour la chronique de son amour. Elle y relatait ses espoirs, ses joies, ses doutes aussi. Elle y rapportait fidèlement leurs conversations, les événements marquants de leur courte vie commune. Elle donnait l'impression de chercher à se persuader elle-même de la réalité de ce qu'elle était en train de vivre et qu'elle n'espérait plus. Une femme ayant dépassé la quarantaine était-elle capable de vivre un grand amour, celui qu'on écrit avec des lettres capitales? Chaque ligne de ce journal posait la quest...

S'identifier pour envoyer des commentaires.

Autres contributions de...

Plus d'informations sur Jean Contrucci