Michael Jackson - La chute de l'ange, la chute de l'ange
EAN13
9782809802412
ISBN
978-2-8098-0241-2
Éditeur
Archipel
Date de publication
Collection
ARTS ET SPECTAC
Nombre de pages
235
Dimensions
22 x 14 x 0 cm
Poids
332 g
Langue
français
Code dewey
782.421
Fiches UNIMARC
S'identifier

Michael Jackson - La chute de l'ange

la chute de l'ange

De

Archipel

Arts Et Spectac

Offres

Autre version disponible

e9782809802863_cover.jpg

DU MÊME AUTEUR

RÉCITS

La Légende du Baron Rouge, Fayard, 2009 (prix Guynemer).

Juré, Flammarion, 2005 (prix Comte de Monte-Cristo 2006).

Contes des années folles, Seuil, 2004.

Contes du Mississippi, Seuil, 2002.

Jeux de Roumains, jeux de vilains, Baleine/Seuil, « Le Poulpe », 2000.

Le Blues, portraits au hasard des routes, Librio, 2000.

ESSAI

Jazz Ladies, Hors Collection, 2006.

BIOGRAPHIES

James Brown, Gallimard, 2007.

Ben Harper, Le Castor Astral, 2006.

Bob Dylan, Épitaphes 11, Flammarion, 2004 (prix Crossroads du meilleur livre musical).

John Lee Hooker, Librio, 2001.

Brian Jones, Le Castor Astral, 1998.e9782809802863_i0001.jpg

www.editionsarchipel.com

Si vous souhaitez recevoir notre catalogue
et être tenu au courant de nos publications,
envoyez vos nom et adresse, en citant ce livre,
aux Éditions de l'Archipel,
34, rue des Bourdonnais 75001 Paris.

Et, pour le Canada, à
Édipresse Inc., 945, avenue Beaumont,
Montréal, Québec, H3N 1W3.

ISBN 978-2-8098-0241-2

Copyright © Éditions de l'Archipel, 2009.

Comme au cinéma, cet ouvrage a bénéficié du travail de deux réalisateurs de seconde équipe qui ont « tourné » plusieurs scènes :

Christine Spadaccini (passages consacrés à Neverland, aux épouses et au procès),

Hervé Crespi (contexte musical des années 1970 et 1980, période des succès Off The Wall, Thriller et Bad).

Sommaire

DU MÊME AUTEUR
Page de titre
Page de Copyright
PREMIÈRE PARTIE - Fouet et bubble-gums
1
2

PREMIÈRE PARTIE

Fouet et bubble-gums

1

« Monsieur, j'ai besoin d'une ambulance le plus vite possible. Un homme ici a besoin d'aide. Il a cessé de respirer. Il ne réagit pas.—Quel âge a-t-il ?—Il a cinquante ans !—OK. Où est-il ?—Sur le lit.—Descendez-le sur le sol et faites un massage cardiaque.—Cela ne donne rien.—D'accord, nous sommes en route. »e9782809802863_i0002.jpg

Un jour de juin 2009, la police de Los Angeles entend cet étrange appel. « Nous envoyons quelqu'un ! » L'homme qui a besoin d'aide se nomme Michael Jackson et les secours vont l'emmener à l'hôpital Ronald-Reagan. Le site TMZ, en général bien informé, annonce le premier la mort du chanteur. Le Los Angeles Times suit le mouvement, tandis que CNN refuse de confirmer, préférant évoquer un coma. Puis, son frère aîné Jermaine, accablé de tristesse, étouffant ses sanglots, prend la parole. « Mon frère, le légendaire Roi de la pop, est décédé le jeudi 25 juin à 14 h 26. » Les stars lointaines et extravagantes sont devenues une famille frappée par le deuil.

Les soldats américains en Irak ont, paraît-il, ressenti une vive émotion. Comment imaginer les boys de l'Oncle Sam versant une larme après la mort d'une voix pop, noire de surcroît ?

Madonna a déclaré : « Je ne peux plus m'arrêter de pleurer. J'ai toujours admiré Michael Jackson. Le monde a perdu l'un de ses grands hommes, mais sa musique sera éternelle. »

La révolutionnaire folk Tracy Chapman a renchéri : « J'ai grandi en l'écoutant. »

L'ex-épouse Lisa Marie Presley s'est dite très attristée. « Je suis troublée. J'ai le cœur brisé pour ses enfants qui étaient tout pour lui et sa famille. »

Le grand Quincy Jones soupire : « J'ai perdu mon petit frère aujourd'hui, et une partie de mon âme s'en est allée avec lui. J'ai soixante-seize ans et lui en avait cinquante. Pour faire ce que nous avons fait pendant les années 1980, je sais que nos âmes étaient connectées. »

La jeune chanteuse américaine Britney Spears raconte : « J'étais tellement impatiente de le revoir sur scène, à Londres. Nous devions donner, cet été, des concerts dans toute l'Europe, simultanément. Il a été une référence pour moi tout au long de ma carrière. Je suis anéantie par sa disparition. »

Qui parle maintenant ? La voix du Canada, Céline Dion : « Je suis dévastée. [...] Je suis persuadée qu'il souffrait énormément. C'est tellement un grand stress de vivre comme un livre ouvert devant un public qui nous aime. C'est une grande pression qui va au-delà des battements du cœur. Mais elle devait être tellement immense que le cœur a lâché. »

L'émotion atteint même des figures qu'on ne pensait pas touchées par le moonwalk.

L'actrice Elizabeth « Cléopâtre » Taylor, trop bouleversée, n'a pu déclarer quoi que ce soit. Elle parlait de Michael comme d'un fils. Puis, un communiqué arrive : la belle figure de Hollywood a le cœur brisé et ne peut imaginer sa vie sans lui.

Nous attendons tous la réaction du président américain Barack Obama. Ce serait un comble qu'il ne dise rien. Il est noir, quand même, et il représente un tel espoir pour tous les démocrates, après les sinistres années George Bush. Mais voilà : Barack se méfie. Le monde de la politique est truffé de pièges. Michael, mort, pourrait encore lui sauter à la figure. Le chanteur n'occupait pas les plus hautes places des sondages dans le cœur des Américains. Son amour des enfants suscite une certaine méfiance.

Finalement, Barack se décide. Comment se dérober à une telle émotion mondiale ? Alors, la Maison Blanche organise une miniconférence de presse. Les spectateurs voient apparaître un homme bon chic bon genre, en costume-cravate, l'air brave. Il se nomme Robert Gibbs. Il est le porte-parole du président et se tient raide derrière son pupitre, pas vraiment à l'aise : « J'en ai parlé avec lui ce matin, dit-il. Le président m'a dit : “C'est un artiste spectaculaire, une icône de la musique, tout le monde se souvient d'avoir écouté ses chansons ou de l'avoir vu faire son moonwalk. Il a ajouté que certains aspects de sa vie étaient tristes et tragiques. Le président présente ses condoléances à la famille et aux fans.” Puis, l'homme d'État a vite enchaîné avec des sujets « plus sérieux », tout d'abord la crise en Iran...

En France, notre Nicolas Sarkozy, depuis la Guadeloupe, tente de montrer sa proximité avec l'idole disparue, en termes confus : « Cet homme a apporté beaucoup à la musique, à la danse. Je garderai toujours en souvenir mon émotion quand j'ai vu ce visage enfantin. On ne dirait pas qu'il marche mais qu'il recule en glissant. J'apprécie son côté universel. Nous avons célébré l'universalisme du poète Aimé Césaire et sans établir de liaison entre les deux, nous pouvons parler d'universalité de Michael Jackson. »

Un peu plus tôt sur RTL, Carla Bruni-Sarkozy a déclaré : « Son plus grand talent, c'était un talent unique qui regroupait des talents multiples, ceux d'auteur-compositeur, de chanteur et de danseur. Il a traversé son époque et l'a marquée d'une façon saisissante. Personne n'a pu entendre Michael Jackson chanter ou le voir danser sans être absolument remué. Il était exceptionnel. »

L'ancien ministre de la Culture, Jack Lang, y va de son couplet lyrique : « On pense au chanteur, à l'homme de scène qui réussissait, par une virtuosité incroyable, à s'élever au-dessus de l'espace telle une sorte d'Icare de la scène. Un lien, un pont entre la culture américaine, la culture noire et la culture blanche. »

Le nouveau promu, Frédéric Mitterrand, l'aurait certainement décoré, comme il l'a affirmé. « Tout le monde est fasciné par ce genre de destin que l'Amérique a créé. Il rejoint Marilyn Monroe, Elvis, finissant d'une manière pas très différente de la sienne, dévoré par les médicaments dans une très grande solitude. »

Le révérend Al Sharpton prend la parole : « Bien avant Obama, Oprah Winfrey, Michael Jordan, Michael Jackson a réussi à faire accepter les Noirs. »

Retour en France où le saxophoniste camerounais Manu Dibango lâche : « C'est un E. T. »

Puis aux États-Unis à nouveau. L'actrice Demi Moore pense aux enfants de la vedette. Son mari Ashton Kutcher dénonce : « Je demande au public de boycotter les médias qui ne respecteront pas l'intimité et l'anonymat des enfants de Michael. »

Nous entendons ces polyphonies de voix autour du monde, de l'Orient à l'Occident.

Le rappeur MC Hammer, ému, écrit : « Je pleure mon ami, mon frère, mon mentor, mon inspiration. Il m'a donné l'espoir, à moi et à ma famille. Je n'aurais jamais rien été sans lui. »

Un autre prince du hip-hop, P-Diddy, lui rend aussi un hommage : « Il m'a prouvé que le rythme existait, il a donné une vie à la musique. Il m'a fait croire en la magie. Il va me manqu...

S'identifier pour envoyer des commentaires.

Autres contributions de...

Plus d'informations sur Stéphane Koechlin