Terres Gastes, Fictions d’autorité et mélancolie
Éditeur
Presses universitaires de la Méditerranée
Date de publication
Collection
Collection des littératures
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Terres Gastes

Fictions d’autorité et mélancolie

Presses universitaires de la Méditerranée

Collection des littératures

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  • AideEAN13 : 9782367812335
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Depuis le Romantisme, la littérature offre à ses lecteurs la représentation
d'une autorité en lambeaux dans un monde « gaste » où plus aucune valeur n'est
fondée, où justice et vérité ont perdu leur sens. Vers le milieu du siècle, la
composition des œuvres et la langue elle-même paraissent contaminées par cette
« esthétique » de la mélancolie. Pourtant la tradition critique qui se
constitue au XXe siècle veut que ce moment historique dit « moderne »
constitue surtout une rupture d'avec le sujet romantique. Dans cette
insistance du « soleil noir » à dominer tout le siècle, on lira plutôt la
persistance d'un « inconscient romantique » et son insistance à élaborer le
pacte littéraire autour d'une nouvelle fiction de l'autorité. Empruntée,
parfois directement, au motif médiéval des terres gastes, cette fiction met en
scène les données de l'articulation du champ des représentations telles que la
psychanalyse freudienne, elle-même héritière de cet « inconscient romantique
», se les figure. Les représentations de la traversée de la mélancolie, comme
autrefois celle des Pères au désert, composent une figure du héros-auteur,
capable de vaincre la stérilité de la terre s'il passe l'épreuve de la
rencontre avec un objet merveilleux, Graal ou baleine blanche, dont l'autre
face présente la désintégration mélancolique incarnée par la Gorgone. De
Chateaubriand qui écrit dans son cercueil, à Ismaël sauvé par un autre
cercueil jusqu'à « l'impersonnalité » de Flaubert ou de Mallarmé, cette figure
de l'autorité « chante en désespérée » mais, loin des nihilismes desquels on a
voulu la rapprocher, elle chante et vise bien plutôt le ré-enchantement du
monde que la mort de l'art.

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