Si ces messieurs pouvaient plutôt s'installer au salon..., Chronique de l'Occupation à Camaret-sur-mer
Tome 1: 1940-1943
EAN13
9782956182801
ISBN
978-2-9561828-0-1
Éditeur
Editions Notre Presqu'île
Date de publication
Nombre de pages
464
Fiches UNIMARC
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Si ces messieurs pouvaient plutôt s'installer au salon...

Chronique de l'Occupation à Camaret-sur-mer Tome 1: 1940-1943

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Editions Notre Presqu'île

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Le 19 juin 1940, premier jour de l'Occupation allemande de Camaret, trois officiers se rendent à l'Hôtel des Pois pour y installer la Kommandantur. Ils prévoient de transformer le café en bureau, et l’hôtelière, contrariée par ce qui allait bousculer ses habitudes, ose timidement : « Si ces messieurs pouvaient plutôt s'installer au salon... » La réponse fuse, impérieuse : « Impossible Madame, c'est la guerre. »
Cette demande un peu naïve exprime bien les incertitudes d’alors : peut-être qu'en se poussant un petit peu, on arrivera sans trop de dégâts à cohabiter ?... D'autant que les Occupants se montrent courtois et affirment que, dans quelques semaines, après avoir vaincu l'Angleterre, ils rentreront chez eux, Hitler l’a promis...
Mais ils restent. Il va donc falloir résister.
Résister aux directives imbéciles, à la disparition des bretelles, à l’odeur du savon parfumé au congre, à l’enrichissement outrageant, à l’envahissement des doryphores, au régime 100 % patates, à l’obsédant raffut de l’aviateur qui perfectionne son pas de l’oie dans la chambre, à la tentation de la dénonciation...
Entre sourire et rage, émotion et effarement, vous découvrirez ce qu’a été le quotidien des Camarétois pendant l’Occupation dans cette passionnante chronique véridique, basée sur des documents inédits et présentée sous la forme d’un journal, celui de Jean Le Joly, du Kermeur.

« Devant la poste, un Allemand penché sur un landau fait des risettes à un bébé rigolard. La maman est gênée, le soldat ému. Une arme est pointée sur son dos. Celle de Jean, Le-Grand-Tueur- d’Allemands. Comme tous les jours, il a pris son poste favori. Planqué derrière son petit fusil en bois, bien calé contre le muret de pierres, indifférent à la foule qui le frôle (la concentration suprême est la marque des grands guerriers), il attend que la sentinelle se redresse pour l’abattre. Comme les précédentes, il est probable que celle-ci ne tombera pas. Petit Jean recommencera demain : ça finira bien par arriver... »

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