LA PENSION EVA
EAN13
9791022607872
ISBN
979-10-226-0787-2
Éditeur
Anne-Marie Métailié
Date de publication
Collection
Suites
Nombre de pages
144
Dimensions
19 x 12 x 1 cm
Poids
156 g
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BIBLIOTHÈQUE ITALIENNE
La Pension Eva
Andrea CAMILLERI
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Langue originale : Italien (Italie)
Traduit par : Serge Quadruppani

RÉSUMÉ
DANS LA PRESSE
PREMIER CHAPITRE
Dans la Sicile des années 40, tout minot qu’il est, Nenè s’interroge : que vont faire les hommes dans cette belle maison près du port, où habitent tant de femmes nues ? Bientôt, au fond d’un grenier, une cousine entreprenante l’éclairera sur le sujet. En grandissant, il deviendra familier de ces dames et bien vite découvrira chez elles, au-delà de la sensualité, des trésors de récits.
Autour de la table présidée par l’austère Signura, avec ses amis Jacolino et Ciccio, il perçoit le caractère étrangement sacré de ce bordel et les miracles qui s’y déroulent. La guerre gronde dans le ciel, les bombes américaines dévastent la ville, les armées allemandes quittent les lieux, mais à la Pension Eva, un vieux noble retrouve sa virilité, un ange descend nu en parachute, le portrait de Staline a des effets inattendus sur un résistant communiste, le saint patron local rend visite à l’une de ces dames. Et puis des couples fixes se forment avant de connaître une fin terrible ou bien heureuse.
Mêlant le dur récit documentaire et l’allégresse rêveuse du réalisme magique, ce roman d’apprentissage par temps d’apocalypse, que l’auteur lui-même présente comme un moment très spécial dans son œuvre, nous fait découvrir une nouvelle facette du grand romancier Andrea Camilleri.


Les particularités lexicales présentes dans le texte découlent d’un parti pris spécifique du traducteur, visant à restituer le plus fidèlement possible la langue si particulière employée par Andrea Camilleri. Les mêmes originalités sont présentes dans d’autres titres de cet auteur qui s’accompagnent parfois d’une préface ou d’une note du traducteur, Serge Quadruppani, qui explicite ses choix de traduction.
Voici un extrait d’une note de S. Quadruppani (in L’Opéra de Vigàta): « [Le] narrateur utilise pour l’essentiel une langue personnelle, élaborée à partir de l’italo-sicilien […]. Cette langue ‘camilleresque’, il s’agissait aussi et surtout de tenter d’en restituer la saveur. Truculence d’un parler populaire qu’en Sicile, les classes cultivées n’ont jamais rejeté, vocabulaire hérité des différentes civilisations qui ont occupé le sol de l’île (grecque, arabe, normande, française, castillane, catalane…), syntaxe particulière: les ingrédients de cette saveur, à quoi le lecteur italien est immédiatement sensible, sont inégalement difficiles à rendre auprès du lecteur français. »

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