À trop jouer les dieux, l'humanité s'éteignit
Éditeur
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Date de publication
Langue
français
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À trop jouer les dieux, l'humanité s'éteignit

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  • AideEAN13 : 9782342161007
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« La Bête émergeait. Une Bête face à une bête. Le surnom contre l'instinct. Le
frisson partit du bout des doigts effilés, des pointes métalliques, comme si
les griffes étaient devenues le prolongement naturel de son être. Il se
délecta de ce tremblement ; jamais il n'avait ressenti pareille sensation. Une
vague de bien-être, celle de l'individu s'accomplissant, l'inonda. Il était
toujours mort de peur, mais soudain extrêmement lucide. Éveillé. Il détenait
la certitude que ce qui s'apprêtait à se produire, ici même, peu en importait
l'issue, marquerait son existence tout entière et le changerait à jamais. Il
se savait à un tournant décisif de sa vie. Il regarda à travers son masque
l'énigme face à lui, comme si celui qui n'était pourtant qu'un simple homme
éclipsait toute foi, tout dieu, et était tout ce qui comptait. Il le révérait
comme il aurait révéré une idole. Une clarté vespérale éclairait la serre,
tamisée, filtrée par les carreaux jaunâtres et crasseux du plafond. Käal ne
remuait pas. Il patientait, tous ses sens en alerte, sous sa face noire et
lisse de tueur. À l'euphorie succéda bientôt le malaise. Il plissa les yeux ;
le pied droit de Dante avait glissé vers lui de quelques millimètres. Comment
avait-il pu le remarquer ? » Le troisième millénaire voit le monde à feu et à
sang, ravagé par la guerre que livre ce qui reste de l'humanité à une horde de
démons. Parmi ces guerriers, chair à canon surentraînée, Käal Jensen fait ses
premiers pas. Devenu l'un de ces Rédempteurs, surnommé la Bête, la jeune
recrue croise bientôt le chemin du vétéran Dante : psychopathe, machine de
guerre, bombe à retardement... le personnage le fascine, au point de vouloir
sauver son âme à tout prix. Mais dans cet enfer, chacun est maudit... Autour
d'un univers apocalyptique d'une violence effrayante, Alexi Volkov signe une
fresque SF pleine de bruit et de fureur, qui vaut avant tout par sa
singularité, son style maîtrisé et ses portraits de damnés à l'ambiguïté
troublante.

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