Les fortifications de l'oppidum de Gergovie (VIe-Ve siècle av. J.-C. et 1er siècle av. J.-C.)., Bilan historiographique et nouvelles recherches
EAN13
9782845168503
ISBN
978-2-84516-850-3
Éditeur
Presses universitaires Blaise Pascal, Clermont-Ferrand
Date de publication
Collection
Terra Mater
Nombre de pages
400
Dimensions
22 cm
Poids
300 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Les fortifications de l'oppidum de Gergovie (VIe-Ve siècle av. J.-C. et 1er siècle av. J.-C.).

Bilan historiographique et nouvelles recherches

Presses universitaires Blaise Pascal, Clermont-Ferrand

Terra Mater

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Le présent ouvrage fait la synthèse des travaux de recherche consacrés aux fortifications de l'oppidum. Conduits entre 2001 et 2008 sous la direction de Thomas Pertlwieser, ils ont permis le repérage topographique d'une grande partie du tracé de la fortification, complété depuis par un relevé Lidar, et la réalisation de plusieurs fenêtres d'observation destinées à préciser ses caractéristiques architecturales et sa datation. La connaissance de l'ouvrage défensif s'en trouve considérablement renouvelée avec notamment la mise en évidence de première fortification, datée des VIe-Ve siècle av. J.-C., dont la présence était totalement insoupçonnée. Cet ouvrage, qui renvoie au modèle classique des remparts à poutrage interne connus ailleurs en Gaule, indique que le bassin clermontois participe au phénomène largement reconnu dans le domaine nord alpin d'apparition de centres de pouvoir fortifiés au passage des deux âges du Fer.

Le rempart du milieu du Ier siècle av. J.-C., plus largement étudié, renvoie quant à lui à un modèle architectural méditerranéen ce qui n'est pas sans interroger sur l'identité de ses constructeurs. Il associe une large muraille de pierre sèche à de larges éperons disposés sur son côté interne, à intervalles réguliers et rapprochés, suivant un plan d'origine hellénistique. Ces fouilles révèlent également que les abords de cette fortification, au caractère atypique dans le contexte de la Gaule interne, sont assez largement occupés et connaissent une mobilisation dès avant la construction de la muraille tardo-laténienne. C'est d'ailleurs un autre aspect de cette publication que de proposer un bilan actualisé des découvertes faites sur l'oppidum depuis le XVIIIe siècle. Il témoigne du caractère généralisé de l'investissement de Gergovie dès la guerre de Gaules, voire peu avant, et indique que ce site correspond bien au principal centre de peuplement du territoire arverne tout au long de la seconde moitié du Ier siècle av. J.-C. et jusqu'à la fin du règne d'Auguste.

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