De l’animal-machine à l’âme des machines, Querelles biomécaniques de l’âme (XVIIe-XXIe siècle)
Éditeur
Éditions de la Sorbonne
Date de publication
Collection
Philosophie
Langue
français
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De l’animal-machine à l’âme des machines

Querelles biomécaniques de l’âme (XVIIe-XXIe siècle)

Éditions de la Sorbonne

Philosophie

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  • AideEAN13 : 9791035102562
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Philosophes, historiens, littéraires, scientifiques examinent dans cet ouvrage
les enjeux, passés et actuels, de la « querelle de l’âme des bêtes », vive
controverse qui passionna les philosophes de la seconde moitié du XVIIe siècle
à la première moitié du XVIIIe siècle. Au cœur de la querelle, l’animal-
machine cartésien. Descartes porte à son paroxysme la différence entre l’homme
et les bêtes et soumet deux propositions radicalement opposées : il faut soit
prêter aux bêtes une âme et donc des capacités qui, en droit, égalent celle de
l’homme, soit leur refuser toute âme. Il brise ainsi la continuité
hiérarchique établie depuis l’Antiquité entre l’homme et l’animal qui, tout en
installant le premier dans une supériorité de droit sur le second, le retenait
en même temps dans un lien d’appartenance commune à un univers ordonné et
finalisé. L’ouvrage explore les multiples développements de la querelle après
la mort de Descartes, jusqu’aux Lumières et au XIXe siècle, et en dégage les
motifs profonds. Loin d’être inconsistante, cette querelle possède un noyau
philosophique véritable qui, au-delà des bêtes, la montre comme une querelle
des hommes entre eux, opposant une nouvelle conception à une ancienne : une
définition et une mise en question de l’homme, de la raison, des rapports de
l’âme et du corps... Certes, cette querelle de l’âme des bêtes apparaît
aujourd’hui largement caduque, entraînée dans le déclin de la notion d’âme
dont elle était foncièrement solidaire et dont elle a sans doute représenté
une forme historique de résistance. Cependant, elle trouve peut-être son
véritable prolongement actuel - plutôt que dans le champ de la question de
l’animal où l’aspect éthologique des performances et celui éthique des droits
l’ont globalement supplantée - dans les débats autour des machines de nouvelle
génération, porteuses d’ambiguïtés tout aussi troublantes et chargées de
décisives interrogations pour l’homme qui les crée et s’y réfléchit.

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