Voitures de société et mobilité durable, Diagnostic et enjeux
Éditeur
Editions de l'Université de Bruxelles
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Voitures de société et mobilité durable

Diagnostic et enjeux

Editions de l'Université de Bruxelles

Offres

  • AideEAN13 : 9782800416588
    • Fichier EPUB, libre d'utilisation
    30.99

  • AideEAN13 : 9782800416588
    • Fichier EPUB, avec Marquage en filigrane
    30.99

**Le point sur les voitures de société en Belgique, leurs usagers et leurs
impacts.**

La voiture de société est, sans aucun doute, un des avantages de toute nature
(ATN) les plus fréquemment proposés par les entreprises à leurs employés.
Combien compte-t-on de voitures de société en Belgique ? Quels sont les
profils des usagers ? Et quels sont les impacts sociétaux, environnementaux et
économiques de cet « avantage ». Cet ouvrage, qui rassemble les travaux menés
dans le cadre de la chaire « Companies and Sustainable Mobility. The Company
Car Debate and Beyond » du Brussels Studies Institute (BSI), se penche sur ces
questions et les dépasse en ouvrant le débat sur les alternatives possibles
pour une mobilité plus durable.

**Un ouvrage de référence qui ouvre le débat sur les alternatives pour une
mobilité plus durable, en rassemblant différents travaux réalisés dans le
cadre de la chaire _Companies and Sustainable Mobility. The Company Car Debate
and Beyond_**

EXTRAIT

Dire que la mobilité est un des grands défis sociaux actuels, c’est enfoncer
une porte ouverte. Des débats (parfois extrêmement intenses) sur divers
aspects du défi de la mobilité ont régulièrement lieu dans les médias
nationaux (et régionaux) et entre les partis concernés. La voiture de société,
entre autres, est fréquemment abordée lors de telles discussions ces dernières
années. En soi, cela n’a rien d’étonnant, compte tenu du nombre (environ
650.000 véhicules, soit 11 % du parc automobile total en mai 2016 ; May, 2017)
et de l’importance de ces voitures de société (en termes d’économie, mais
aussi de leur impact sur la mobilité, l’environnement, la fracture sociale…).
Lors de ces débats règne un grand désaccord sur les concepts, sur les
définitions et même, dans certains cas, sur les chiffres utilisés comme
références (cf. chapitre 2). En outre, les discussions ne portent souvent que
sur un seul aspect d’une problématique plus vaste et une approche plus
globale, multidimensionnelle et multiperspective est rarement utilisée. En
outre, d’autres domaines et réalités politiques (complémentaires) pertinents
ne sont pas toujours pris en considération (Repko & Szostak, 2017 ; Rutting et
al., 2014). Comme lors d’autres défis sociaux qui se manifestent dans les
(grandes) villes et les régions densément peuplées, il s’agit donc d’une
problématique complexe, de nature multidimensionnelle, qui comporte de très
nombreuses composantes à différents niveaux et registres ( _tax shift global
au sein de l’économie comme base à la compétitivité, rémunération
individuelle, mobilité et politique industrielle, technologie, écologie et
durabilité, aspects sociodémographiques tels que les schémas de déplacement
pour le travail, l’école, les courses, les loisirs, le sport, etc., emploi du
temps, mode de vie…_ ) (cf. chapitre 13 pour quelques références à la
littérature universitaire sur le sujet). Parallèlement, il est clair que ce
thème ne peut être dissocié des clivages et questions politiques/sociales qui
divisent divers groupes sociaux. L’utilisation de la voiture en général et de
la voiture de société/voiture-salaire en particulier non seulement renvoie en
effet à une logique individuelle, mais possède aussi une dimension sociale
évidente, dans laquelle la culture, les mentalités, les identités et le mode
de vie jouent également un rôle (cf. Demoli & Lannoy, 2019).

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