Promenons-nous dans les bois... tant que le loup n'y est pas, Anthologie
Éditeur
Otherlands
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Promenons-nous dans les bois... tant que le loup n'y est pas

Anthologie

Otherlands

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  • AideEAN13 : 9782797301638
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À vous qui pensez que la forêt n'est qu'un endroit paisible, frais, agréable et ressourçant... L'heure est à la méfiance !
Qu'y a t'il de plus ressourçant qu'une bonne promenade dans une forêt paisible ? Les rayons du soleil qui percent l'épaisse couverture feuillue, le bourdonnement des insectes qui vous frôlent la joue, la douce fraîcheur du sol tandis que vos chaussures font voleter les feuilles à chacun de vos pas... Les cris des corbeaux, aussi, qui s'enfuient soudainement en horde effrayée. Ce hululement qui vous a fait sourire la première fois, mais qui maintenant vous agace un peu. Et puis cette sensation étrange qui vous fait dire que vous n'êtes pas seul dans ces bois. Pourtant vous avez beau regarder, vous ne percevez aucun mouvement... si ce n'est sur votre gauche, là... alors la peur vous prend. Une peur terrible qui ne vous quittera pas, une peur qui enflera à chaque fois que retentira le cri du loup, alors que vos jambes fatiguées tenteront de retrouver le chemin. Un chemin qui semble s'être effacé juste derrière vous... Alors reprenez votre souffle, posez-vous contre ce tronc d'arbre mort, et essayez de vous faire le plus discret possible. Et si quelque chose vous frôle à nouveau, surtout, surtout, ne criez pas...
Sentez-vous l'angoisse qui grandit ? N'ayez pas peur, partez à la découverte de cette anthologie de nouvelles fantastiques peuplées de loups et d'autres créatures...
EXTRAIT
La forêt de Grunewald, située à seulement une centaine de mètres du tissu urbain, constituait à leurs yeux une oasis de paix et de fraîcheur. Ils adoraient s'y enfoncer et humer l'odeur des pins immenses qui s'élevaient avec grâce le long des sentiers. Le couple marchait depuis deux bonnes heures sans avoir croisé personne lorsqu'il parvint dans une clairière ombragée.
— Que dirais-tu d'une petite pause ? proposa Rolf à son amie.
— Bonne idée, répondit-elle, je commence à me sentir un peu fatiguée.
Les jeunes gens s'installèrent sur le tapis de verdure moelleux encore perlé de gouttes de rosée. Le garçon passa un bras autour de l'épaule de sa compagne et enfouit son visage dans ses longs cheveux bouclés. Puis ils se blottirent l'un contre l'autre, comme s'ils voulaient ne plus faire qu'un. Quelques minutes s'écoulèrent ainsi dans un silence de cathédrale. Jusqu'à ce qu'un craquement sinistre se fasse entendre. Maria sursauta.
— Tu as entendu ? Qu'est-ce que c'était ?
Rolf n'eut pas le temps de répondre. Alors qu'il s'apprêtait à se lever, une masse musculeuse s'abattit sur ses épaules et le plaqua au sol. Le garçon écarquilla les yeux en découvrant son agresseur, mais il ne peut émettre qu'un cri muet. Sa vie s'échappait à gros bouillons par sa gorge tranchée, et déjà la mousse alentour se teintait d'une écume rougeâtre.

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