L’Oubli des peines, Une histoire du sommeil (1700-1850)
Éditeur
Presses universitaires de Rennes
Date de publication
Collection
Histoire
Langue
français
Fiches UNIMARC
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L’Oubli des peines

Une histoire du sommeil (1700-1850)

Presses universitaires de Rennes

Histoire

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  • AideEAN13 : 9782753569355
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Les bienfaits d’un repos mérité, de nombreuses fois réitérés au cours des
siècles antérieurs, n’avaient jamais amené les historiens à s’interroger sur
la place qu’occupait le sommeil dans les sociétés passées. Longtemps, notre
histoire entière a été l’histoire d’hommes éveillés. Il est pourtant
indéniable que la société française à la veille de l’Industrialisation se
caractérisait par une culture dominante de sommeil, très largement
christianisée et vivant selon des habitudes héritées. Le lieu d’accueil
(chambres, garnis, dortoirs), le mobilier et les accessoires (lits,
bourdalous, réveils, veilleuses), les attitudes du corps endormi
(positionnement du corps, durée du sommeil), les rituels (prières, sujets de
méditation), les vêtements (chemise de nuit, bonnet) sont des éléments
partagés par la société française, tout en étant des marqueurs de distinction
sociale. Un aristocrate parisien ne dormait pas comme un paysan de la Gâtine
poitevine, une femme différemment d’un homme, un vieillard plus difficilement
qu’un enfant... En ce sens, pratiques et discours sont intimement liés. La
question du sommeil a en effet occupé une place spécifique dans l’organisation
des savoirs touchant à l’étude de la nature humaine. Elle appartient, autant à
la médecine, qu’à la philosophie ou encore à la théologie. Autant de
disciplines qui s’interrogent sur les fonctions du sommeil, ses enjeux, mais
aussi ses troubles : insomnie, somnambulisme, sommeil excessif...

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