Le Mythe de la femme indigène, De Baudelaire au XXe siècle
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Éditeur
L'Harmattan
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Le Mythe de la femme indigène

De Baudelaire au XXe siècle

L'Harmattan

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  • AideEAN13 : 9782140133121
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    18.99

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Baudelaire partira à vingt ans pour les îles ‒ île de France, île Bourbon. Le paradoxe alors est de venir s'installer à Paris, lorsque tout a pour soi la tristesse de certains Tableaux ou l'odeur du Spleen. Tout aussitôt Baudelaire prend une maîtresse : Jeanne Duval. Cinquante ans plus tard, Paul Gauguin s'enfuira à son tour de la mère patrie pour s'installer à Tahiti, puis aux îles Marquises. Mais pourquoi devrait-on aller dans les îles si on ne cherchait pas à les quitter ? Est-ce, Gauguin constate, parce que « les Tahitiens au contraire, heureux habitants de paradis ignorés de l'Océanie, ne connaissent de la vie que les douceurs. Pour eux, vivre, c'est chanter et aimer » ? Mais quittons le mythe poétique de la femme indigène pour une vision « naturaliste ». Alors la femme indigène, celle des romans coloniaux, va apparaître au lecteur en femme anonyme ou interchangeable, femme objet de toute façon, mais aussi femme fatale. On y verra alors la femme indigène, dans ses relations avec l'homme blanc, jouer de ses faiblesses pour le corrompre. Et ce sera alors au mythe de jouer à l'égard de la société son rôle de soupape de sûreté.

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