Écrire son temps, Les mémoires en France de 1815 à 1848
Éditeur
Presses universitaires de Lyon
Date de publication
Collection
Littérature
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Écrire son temps

Les mémoires en France de 1815 à 1848

Presses universitaires de Lyon

Littérature

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Comment se dire dans son temps quand l'histoire invente l'individu en même
temps qu'elle le malmène ? De Waterloo aux Mémoires d'outre-tombe, la
publication de mémoires est un phénomène éditorial qui fait parler à l'époque
de « fièvre » ou de « manie ». Parmi ces textes, seul le grand œuvre de
Chateaubriand aurait eu la grâce, sanctionnée par une postérité toujours
active, de transformer en or littéraire le modèle d'écriture pratiqué dans le
tout-venant des mémoires. Les moins mal connus de ces derniers sont les
mémoires de Fouché, de la duchesse d'Abrantès, de madame de Genlis et les
Mémoires d'une Contemporaine. Le succès de ces textes en leur temps n'a d'égal
que l'oubli dans lequel ils sont rapidement tombés, dès la seconde moitié du
xixe siècle : victimes du divorce, consommé à ce moment-là, entre histoire et
littérature. Occulté depuis plus d'un siècle, l'énorme corpus de la mémoire
historique publiée entre 1815 et 1848 existe comme un continent englouti. Le
mettre au jour, c'est non seulement ressusciter une bonne part du discours de
l'époque, mais plus encore observer comment ont été amenés à se rencontrer et
donc à se réinventer les modèles de l'expression de soi et de l'histoire. La
prose des mémoires est comme un laboratoire où, dans les conditions
d'existence nouvelles créées par la Révolution, l'écriture de soi, celle de
l'histoire et aussi celle du roman se découvrent partie liée.

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