Crime et justice en Gascogne, à la fin du Moyen Âge
Éditeur
Presses universitaires de Rennes
Date de publication
Collection
Histoire
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Crime et justice en Gascogne

à la fin du Moyen Âge

Presses universitaires de Rennes

Histoire

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  • AideEAN13 : 9782753567740
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À la fin du Moyen Âge, la Gascogne défendait un mode original de résolution
des conflits consistant en des médiations pénales. La structure de la société
et de l'habitat – un monde de maisons et de familles coagulées dans leurs
privilèges – ajoutée à la faiblesse régionale des pouvoirs souverains,
expliquait un maintien tardif des procédures d'apaisement dans la répression
des crimes. La pacification l'emportait alors sur les enquêtes et l'affliction
des peines, coercitions réservées à une minorité d'affaires. Toutefois, au XVe
siècle, une épiphanie justicière vint heurter ces usages si anciens dont «
personne n'avait plus mémoire du contraire ». Pratiques inquisitoires, traques
de criminels, procédures d'office et tortures judiciaires s'abattirent sur des
populations qui continuaient à proclamer leurs anciennes coutumes comme
garantes des équités ancestrales. L'exercice de la justice devint un défi
peuplé de discours frénétiques, de fers, d'entreprises autoritaires, de
tyrannies d'exercice, de grâce souveraine et de contestations communautaires.
À l'issue de la guerre de Cent Ans, la conquête judiciaire ajustait la
Gascogne aux rigueurs et aux miséricordes venues de France. Vivacité des
traditions et exigences de la souveraineté triomphante se mêlèrent alors en
une surprenante acculturation pénale dépossédant partiellement les communautés
de leurs protections coutumières. Attractive, cette émergence des charismes
justiciers rallia si bien les Gascons qu'ils finirent par consentir leur
sujétion à la majesté des Valois, ainsi qu'au gouvernement judiciaire des
hommes qui était venu avec elle.

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