L'intelligence du bien, Essai
Éditeur
Névrosée
Date de publication
Collection
Femmes de lettres oubliées
Langue
français
Fiches UNIMARC
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L'intelligence du bien

Essai

Névrosée

Femmes de lettres oubliées

Offres

  • AideEAN13 : 9782931048030
    • Fichier EPUB, avec Marquage en filigrane
    8.99

**Comment discerner ce qui est juste et savoir quelle manière de vivre adopter
pour être heureux ?**

_L’intelligence du bien_ paraît pendant la première guerre mondiale. C’est un
essai qui invite à la transgression, au doute, à la remise en question et au
dépassement des déceptions. Jeanne de Vietinghoff analyse une série de
concepts à travers lesquels elle fait part au lecteur de ses réflexions quant
à la meilleure et peut-être la seule manière possible de vivre.
Ouvrage de développement personnel, avec toutefois plus de nuances, de
subtilité et de réalisme que ceux que l’on trouve aujourd’hui, parce qu’il
évite une vision manichéenne et simpliste de la vie et du bonheur,
reconnaissant qu’une vie exempte de souffrances est impossible.

**Découvrez cet essai de Jeanne de Vietinghoff, cette femme qui a tant
fasciné Marguerite Yourcenar, dans lequel elle nous parle avec son coeur, avec
ses faiblesses, avec ses désillusions et ses espoirs de la meilleure et de
l'unique manière possible de vivre.**

EXTRAIT

L’homme est né matière, il doit lutter pour devenir esprit : quand l’esprit
est mûr, c’est-à-dire lorsqu’il a appris à gouverner, il rend à la nature ses
droits et devient possesseur de toutes choses, car il a vaincu le mal, cause
de l’interdit. Il a le droit désormais de jouir des biens dont il s’emparait
jadis, au mépris de ce droit ; car ce n’est plus par faiblesse qu’il le fait,
ou par ignorance, mais c’est dans la plénitude réfléchie de sa force. Il n’est
plus un enfant qui obéit, mais un maître qui commande.
Chez l’homme naturel, la vie du corps étouffe la vie de l’âme ; chez l’homme
volonté, la vie de l’âme éteint souvent la vie naturelle. Toutes les
souffrances proviennent de ce conflit ; dans l’harmonie à venir, corps et âme
ne feront qu’un, ce qui les séparait, à savoir le mal, sera vaincu.

À PROPOS DE L'AUTEURE

**Jeanne de Vietinghoff** (1875-1926) est née à Bruxelles. Moraliste et
mystique, elle écrit quatre essais et un roman. Son œuvre est à la fois
optimiste et pessimiste. Elle pousse à oser être soi, tout en reconnaissant la
part de souffrances et de déceptions que cette audace peut engendrer.
Amie de la mère de Marguerite Yourcenar, qui meurt à sa naissance, Jeanne sera
très proche de Marguerite ainsi que de son père, dont elle aurait été la
maîtresse. Elle fût un modèle pour Marguerite qui utilisera ses traits dans
plusieurs de ses romans.

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