La folie dans la littérature médiévale, Étude des représentations de la folie dans la littérature des XIIe, XIIIe et XIVe siècles
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Presses universitaires de Rennes
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français
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La folie dans la littérature médiévale

Étude des représentations de la folie dans la littérature des XIIe, XIIIe et XIVe siècles

Presses universitaires de Rennes

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La folie, au Moyen Âge, n'est pas considérée comme une aliénation mentale ;
elle est liée à des dysfonctionnements du corps et/ou de l'âme. Dans les
textes littéraires, elle n'est qu'un moment dans la vie du héros, à
l'exception des fous natureus et des fous du roi, et dans un premier temps,
les représentations du fou et de la folie peuvent apparaître comme convenues
parce qu'elles se rattachent à des héritages connus et qu'elles se conforment
à une certaine topique ; mais l'étude des œuvres montre, qu'en fait, elles
sont riches de nuances qui leur confèrent une complexité signifiante. Les
origines de la folie, ou ce qui est considéré comme tel, sont diverses. Les
seuls personnages à sombrer réellement dans la démence sont ceux qui croient
avoir perdu l'amour de la femme aimée. La folie relève aussi des discours
religieux et didactique ; le pécheur, le fou en Christ ou le pénitent
contraint de jouer la folie sont alors des figures de fous aux yeux de la
société qui considère encore ceux qui ne respectent plus les valeurs de la
féodalité comme des fous : chevalier desreez, fol despenseur ou rois oublieux
de leur fonction sont ainsi stigmatisés. Enfin, la folie ne s'exprime pas
seulement par des actes, elle est également paroles déréglées : celles des
prophètes, des fous de cour, des poètes aux marges du non-sens. Si les formes
de folies sont multiples, si leurs senefiance ne le sont pas moins, leurs
écritures présentent aussi des caractéristiques originales selon les genres
adoptés : romans en vers ou en prose, récits brefs, jeux, poésies lyriques ou
dites. Étudier les représentations de la folie dans la littérature médiévale
permet de mieux cerner les enjeux des formes d'écriture contemporaines. Dans
tous les textes, et quelle que soit la nature de la folie, sa peinture dans la
littérature vernaculaire des xiie, xiiie et xive siècles se caractérise par
une exceptionnelle richesse polyphonique ; loin d'être un temps de vacuité, la
folie est un moment de vérité et le fou comme les représentations de la folie
révèlent les lignes de faîte et les évolutions de la pensée et des mentalités
au cours du Moyen Âge occidental.

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