Du fonctionnement de la pensée à la philosophie orientale
Éditeur
Anovi
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Du fonctionnement de la pensée à la philosophie orientale

Anovi

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  • AideEAN13 : 9782380670226
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Dans les sciences dites fondamentales, comme la physique théorique, il existe
deux types de théories, les théorie de modèles, qui proposent un modèle, et
les théorie de principe, qui déduisent tous leurs résultats d’un principe
fondamental, qui doit être le plus simple possible, et issu de l’expérience.
Nous proposons ici une théorie de principe pour décrire la pensée. Son
principe fondamental est que les phénomènes de pensée peuvent être déduits à
partir d’une seule opération élémentaire qui est une opération
d’identification de structures simples.

La première conséquence de ce principe est qu’on peut unifier deux logiques
considérées jusque là comme opposées, à savoir la logique scientifique des
syllogismes et la logique de l’inconscient. On peut montrer ensuite que les
mathématiques sont très exactement le système des identifications, et que la
physique fonctionne par identifications tout autant. On peut déduire aussi de
notre principe premier beaucoup de phénomènes linguistiques, notamment la
formation du sens.

Une conséquence essentielle du principe des identifications est que des trois
registres lacaniens formant le système RSI à savoir le réel, le symbolique et
l’imaginaire, le symbolique peut être dérivé de l’imaginaire. Par exemple les
identifications fonctionnent tout aussi bien pour le monde pré-verbal du
nourrisson que pour le monde verbal de l’adulte, ou que pour le calcul formel
du scientifique. Dès lors on est ramené à un simple système RI, réel
imaginaire, dont on étudie les liens.

Ce que Lacan avait nommé sujet, ou sujet de l’inconscient trouve ici une
solution très naturelle. N’ayant plus d’inconscient, puisqu’il ne nous reste
que les identifications imaginaires, on a dans le système RI, un moi
imaginaire, et un Sujet réel. Or ce Sujet réel est au delà de l’esprit et de
la pensée, l’on rejoint par ce biais la philosophie orientale.

L’étude des liens entre l’imaginaire et le réel nous amène à examiner la
possibilité de la science. Toute pensée étant imaginaire, on rejoint l’adage
socratique qu’on ne peut rien connaitre, mais cet imaginaire étant traversé
par une Unité réelle, la science n’en est pas moins possible, du fait
essentiellement de notre statut d’êtres vivants dans ce monde. Ainsi la
science ne peut que confirmer encore et encore cette Unité, comme elle l’a
fait par exemple avec la physique quantique, et avancer vers une unification
de la physique, de la chimie, des origines de la vie et du fonctionnement de
la pensée.

Notre théorie, ramenant la pensée du côté de l’imaginaire, nous amène au bord
de la philosophie des Upanishads. Il est ainsi montré que le principe des
identifications rejoint nécessairement la philosophie orientale, posant le
réel comme ce qui est au delà de l’esprit.

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