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Cites n°81 (2020-1), Lévi-Strauss, une anthropologie sans philosophie ?
Éditeur
Presses Universitaires de France
Date de publication
Collection
Cités
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Cites n°81 (2020-1)

Lévi-Strauss, une anthropologie sans philosophie ?

Presses Universitaires de France

Cités

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  • AideEAN13 : 9782130823025
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Lévi-Strauss s’explique rudemment, dans les premières pages de Tristes
tropiques, avec la philosophie, en particulier avec celle qu’il a apprise à la
Sorbonne. Celle-ci se résume pour lui à des « exercices verbaux », « fondés
sur un art du calembour » ; à une « contemplation esthétique de la conscience
par elle-même », où « le savoir-faire remplacerait le goût de la vérité ». Il
y renonce donc dès qu’on lui propose, en 1935 une mission au Brésil. Tout au
long de son œuvre, il lancera des flèches acerbes contre la philosophie, en
particulier celle du sujet, lequel est qualifié « d’insupportable enfant gâté
qui a trop longtemps occupé la scène philosophique » . D’où son opposition
radicale avec Sartre. Mais on ne saurait s’en tenir là. Il y a aussi chez lui
des références philosophiques dominantes. Il dit à maintes reprises sa dette,
et celle de l’anthropologie tout entière, à l’égard de Montaigne et de
Rousseau, mais aussi, à d’autres égards, à l’égard de Marx et de Freud. Mieux,
l’immense matériau mythologique qu’il a étudié est sous-tendu par des
interrogations philosophiques qu’il convient de mettre en évidence : une
épistémologie et une esthétique qui ne resteront pas sans portée éthique et
politique. C’est ce rapport ambivalent à la philosophie qui est au centre des
études qui composent cette livraison de Cités.

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