Nous aurons aussi de beaux jours, Écrits de prison
Éditeur
Des Femmes
Date de publication
Collection
Témoignage
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Nous aurons aussi de beaux jours

Écrits de prison

Des Femmes

Témoignage

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  • AideEAN13 : 9782721007537
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Ce livre rassemble les lettres que Zehra Dogan, durant ses 600 jours
d’incarcération, a adressées à Naz Öke, journaliste turque vivant à Paris et
animatrice, avec Daniel Fleury, du site d’information Kedistan pour la liberté
d’expression. C’est dans le cadre de la grande campagne de solidarité que ces
derniers ont mené avec le PEN Club international que Naz Öke a commencé à
écrire à la jeune journaliste et artiste kurde, qu’elle n’avait jamais
rencontrée auparavant. Au fil de ces lettres se noue une très belle amitié
entre deux femmes : « Zehra m’a dit en sortant de prison que nos échanges
épistolaires lui avaient procuré des forces, car ils ont tissé un lien avec
"la vie qui coule comme une rivière au-delà des murs gris" […] Pourtant, pour
moi, c’est elle qui fut une véritable source d’espoir, un rayon de soleil à
travers les nuages sombres qui planent au-dessus du monde, pour préserver la
précieuse conviction qui nous anime : "Nous aurons aussi des beaux jours ". »
Pendant ces mois de détention, la jeune femme n'a cessé de créer, animant des
ateliers de peinture avec ses codétenues dont elle dresse de très beaux
portraits. Démunie de tout matériel, elle fabrique des pinceaux avec les
plumes d’oiseau ramassées dans la promenade puis avec les cheveux de ses
camarades qui les coupent pour elle, et des pigments avec tout ce qui lui
tombe sous la main : sauce tomate, marc de café, épluchures de salade et de
fruits, bouts de drap, et même du sang menstruel et de la fiente d’oiseau. Ces
lettres révèlent une femme d’une générosité et d’une énergie exceptionnelles,
une artiste surdouée, une poétesse, une militante pour la liberté des femmes
et les droits des kurdes, soucieuse des autres et du monde. On n’a pas fini de
parler d’elle… De grands artistes l'ont d’ailleurs soutenue, comme le peintre
dissident chinois Ai Weiwei qui lui a écrit une lettre, ou l'artiste américain
Bansky qui a créé à Manhattan une fresque en son hommage. Elle vit désormais à
Londres où elle va exposer, ainsi qu’en Italie et en France notamment à
l’Espace des femmes-Antoinette Fouque, à Paris, au mois de novembre 2019.

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