Plutarque dans le miroir d’Épicure, Analyse d’une critique systématique de l’épicurisme
Éditeur
Presses Universitaires du Septentrion
Date de publication
Collection
Philosophie
Langue
français
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Plutarque dans le miroir d’Épicure

Analyse d’une critique systématique de l’épicurisme

Presses Universitaires du Septentrion

Philosophie

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  • AideEAN13 : 9782757426791
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Inscrits dans le cadre de son enseignement de la philosophie, les textes anti-
épicuriens de Plutarque illustrent les règles d’honnêteté intellectuelle que
toute polémique doit respecter, sous peine de perdre toute valeur. C’est ainsi
que, parmi les ouvrages conservés de son œuvre, deux dialogues, Contre Colotès
et Qu’il n’est pas non plus possible de vivre plaisamment en suivant Épicure,
auxquels il convient d’ajouter l’opuscule Si la maxime « Vis caché » est
bonne, nous livrent une analyse quasi systématique de l’épicurisme, qui vise à
réfuter, sans déformation sectaire, des thèses adverses et, sans mauvaise foi,
l’ensemble du système épicurien, qu’il s’agisse de la gnoséologie, de la
cosmologie, de la théologie, de l’anthropologie, ou du souverain bien, du
droit et de l’amitié. Dans tous ces domaines, les postulats initiaux sont si
radicalement opposés qu’ils rendent impossibles une confrontation dialectique
des idées et encore plus un effort d’empathie herméneutique. Mais, si les
critiques développées par Plutarque relèvent d’une tradition largement
platonicienne, et pour une moindre part stoïcienne, et ne présentent pas un
caractère très original, elles reposent sur une connaissance personnelle des
écrits des membres du Jardin, et pas seulement de son fondateur, et notamment
de leur correspondance. À cet égard, son témoignage devient précieux. En
outre, la détermination des apories inhérentes aux théories incriminées, dont
la dénonciation réapparaît incidemment ailleurs dans le reste de son œuvre à
des degrés et à des titres divers, donne à Plutarque l’occasion d’affirmer
avec plus de précision ses propres positions et nous permet d’entrer dans le
cabinet privé de ses méditations sur les premiers principes.

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