Cette mort qui n’en est pas une
Éditeur
Presses Universitaires du Septentrion
Date de publication
Collection
Philosophie
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Cette mort qui n’en est pas une

Presses Universitaires du Septentrion

Philosophie

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  • AideEAN13 : 9782757426234
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Je résumerai ce que j’ai proposé dans ce livre, et qui est en réalité fort
simple. Nécros (Antiquité), faux mort ou fausse morte (Moyen Âge), mort
imparfaite (Encyclopédie), mort clinique ou mort relative maintenant, montrent
deux choses. La première c’est qu’on peut se tromper sur les apparences de la
mort. La deuxième c’est que ce mort apparent est vivant et non pas mort, car
il n’y a pas de vie du mort au sens empirique du terme, quoique la mort puisse
être ou n’être pas au sens métaphysique. Or, ce qui complique et obscurcit
tout, est la confusion ancestrale de ces survies sous l’apparence de mort, de
cette manière de quatrième état de vie (une anesthésie naturelle en quelque
sorte) avec une vie du mort, c’est-à-dire cette idée qu’il y a un « état de
mort » comme il y a un état de vie (ou plutôt trois états de vie : veille,
rêve et sommeil profond). Et que cet état de mort, que les Grecs désignaient
par nécros, les superstitions médiévales par fantôme, revenant, est
intermédiaire entre la vie et la négation complète et totale de la vie qu’est
thanatos pour les Grecs ou, pour les chrétiens et les religions en général, la
résurrection ou vie future. J’ai tenté de voir ce qu’il y de positif dans des
analyses dont l’apparence est négative, idéologiquement fausse et
irrationnelle.

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