Une histoire universelle des ruines, Des origines aux Lumières
Éditeur
Seuil
Date de publication
Collection
La Librairie du XXIe siècle
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Une histoire universelle des ruines

Des origines aux Lumières

Seuil

La Librairie du XXIe siècle

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Il n’existe pas plus d’hommes sans mémoire que de sociétés sans ruines. Cette
Histoire universelle des ruines vise à élucider le rapport indissoluble que
chaque civilisation entretient avec elles. L’Égypte ancienne confie la mémoire
de ses souverains à des monuments gigantesques et à des inscriptions
imposantes. D’autres sociétés préfèrent pactiser avec le temps, comme les
Mésopotamiens, conscients de la vulnérabilité de leurs palais de briques
crues, qui enterrent dans le sol leurs inscriptions commémoratives. Les
Chinois de l’Antiquité et du Moyen Âge remettent le souvenir de leurs rois et
de leurs grands hommes à des inscriptions sur pierre et sur bronze dont les
antiquaires scrupuleux collectent les estampages. D’autres encore, les
Japonais du sanctuaire d’Isé, détruisent puis reconstruisent à l’identique, en
un cycle infini, leurs architectures de bois et de chaume. Ailleurs, dans le
monde celtique et en Scandinavie, comme dans le monde arabo-musulman, ce sont
les poètes ou les bardes qui ont la charge d’entretenir la mémoire. Les Grecs
et les Romains considèrent les ruines comme un mal nécessaire qu’il faut
apprendre à interpréter pour les maîtriser. Le monde médiéval occidental
affrontera l’héritage antique avec une admiration fortement teintée de
répulsion. Face à cette tradition, la Renaissance entreprend un retour d’un
type nouveau à l’Antiquité, considérée comme un modèle du présent qu’il faut
imiter pour mieux le dépasser. Les Lumières enfin bâtissent une conscience
universelle des ruines qui s’est imposée à nous comme le « culte moderne des
monuments » : un dialogue avec les ruines qui se veut universel et dont ce
livre porte témoignage. Passant d’une civilisation l’autre, Alain Schnapp
s’appuie autant sur des sources archéologiques que sur la poésie.
Magnifiquement illustrée, cette somme est l’oeuvre d’une vie.

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