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De l’ignorance à la connaissance de soi… itinéraire singulier d’un franc-maçon
Éditeur
Editions du Panthéon
Date de publication
Collection
Essai
Langue
français
Fiches UNIMARC
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De l’ignorance à la connaissance de soi… itinéraire singulier d’un franc-maçon

Editions du Panthéon

Essai

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  • AideEAN13 : 9782754751216
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Cet essai est la mise en perspective, aux XVIIe et XVIIIe siècles, de la
collusion d’intérêts pécuniaires et politiques entre une partie de la franc-
maçonnerie négrière et esclavagiste française et l’État d’alors accréditant
ces crimes contre l’humanité, au nom du Code Noir, dans les Petites et Grandes
Antilles, et en particulier à Saint-Domingue.
Certains de ces francs-maçons, et pas des moindres, comme Alexandre Grasse de
Tilly, Grand inspecteur général et Grand commandeur des Antilles françaises,
dépositaire du Rite écossais ancien et accepté (REAA) qui venait de se
constituer à Charleston, et fondateur du Suprême Conseil pour le 33e degré en
France, ne furent pas, comme les puissances maçonniques d’aujourd’hui
cherchent à nous le faire croire, les modèles humanistes qu’ils étaient censés
incarner.
Alors le Rite écossais ancien et accepté est-il le fruit d’une forfaiture ?
Ses principaux promoteurs ayant fait le jeu d’un commerce abject, le rite s
’est-il construit sur une trahison des valeurs maçonniques d’hier ?
Même si d’autres francs-maçons furent abolitionnistes à la même époque –
citons Jacques-Pierre Brissot de Warville, Nicolas Condorcet mais surtout
Étienne de Polverel, commissaire politique sur l’île de Saint-Domingue à
l’origine de la première abolition de l’esclavage en 1794 –, ceux-là ne sont,
hélas, pas reconnus à leur juste valeur.
Effectivement les puissances maçonniques ne retinrent pas les noms de ces
courageux abolitionnistes mais leur préférèrent ceux marqués du sceau de
l’infamie... Cette position inacceptable sur un plan humaniste reposa sur des
choix douteux, encore relayés par les autorités maçonniques d’aujourd’hui qui
semblent sourdes à l’appel de l’enjeu mémoriel que constitue ce passé peu
glorieux.
« Les bourreaux tuent toujours deux fois, la seconde fois par l’oubli » Elie
Wiesel

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