Le questionnement moral de Nietzsche
Éditeur
Presses Universitaires du Septentrion
Date de publication
Collection
Philosophie
Langue
français
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Le questionnement moral de Nietzsche

Presses Universitaires du Septentrion

Philosophie

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  • AideEAN13 : 9782757426890
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La philosophie de Nietzsche est une philosophie perspectiviste. Elle l’est,
d’abord, par son contenu interprétatif, puisque les volontés de puissance qui
constituent indéfiniment les significations du monde, sont des centres
d’interprétation et que ces interprétations centrées sont autant de
perspectives qui s’affrontent les unes les autres. Mais elle l’est, aussi, en
ce qu’elle s’offre elle-même, conformément à son perspectivisme assumé, à une
multiplicité de commentaires, tous légitimes à condition de s’ouvrir, de
manière forte, aux autres, et de les laisser se déployer pour les dépasser
dans le jeu indéfini des herméneutiques. Ce livre sur la philosophie de
Nietzsche part d’une hypothèse selon laquelle la perspective d’interprétation
morale de cette philosophie est sans doute celle qui permet le mieux, d’une
part, de rendre compte de son développement et de sa méthode propre et,
d’autre part, de s’ouvrir aux autres perspectives interprétatives sur elle, en
les comprenant sans les réduire, tout en les subordonnant ou hiérarchisant de
façon rigoureuse. Ayant d’abord mis à l’épreuve cette hypothèse du point de
vue d’une lecture interne de la genèse et la structure méthodique du
questionnement de la morale par Nietzsche dans nos deux premières parties,
notre propos est ensuite d’entendre « le questionnement moral de Nietzsche »
au sens d’un génitif objectif de l’expression, par suite de reconstruire, dans
notre troisième partie, « trois mises en questions morales de Nietzsche »,
pouvant émaner de trois perspectives philosophiques majeures sur le problème
moral : kantisme, fichtéanisme (auquel le questionnement weilien est largement
associé), matérialisme. La meilleure manière de présenter ces mises en
questions nous a semblé consister dans l’introduction d’une sorte de dialogue
entre des pensées philosophiques toujours vivantes, de sorte que cette
troisième partie se termine par un essai d’envisager comment et jusqu’où
Nietzsche aurait pu répondre à ces objections tant supposées que réelles.

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