Le Parjure et le Pardon. Volume II, Séminaire (1998-1999)
Éditeur
Editions du Seuil
Date de publication
Collection
Bibliothèque Derrida
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

Le Parjure et le Pardon. Volume II

Séminaire (1998-1999)

Editions du Seuil

Bibliothèque Derrida

Offres

  • AideEAN13 : 9782021466300
    • Fichier PDF, avec DRM Adobe
      Impression

      Impossible

      Copier/Coller

      Impossible

      Partage

      6 appareils

      Lecture audio

      Impossible

    16.99

  • AideEAN13 : 9782021466287
    • Fichier EPUB, avec DRM Adobe
      Impression

      Impossible

      Copier/Coller

      Impossible

      Partage

      6 appareils

      Lecture audio

      Impossible

    16.99

Autre version disponible

Jacques Derrida poursuit dans le second volume de son séminaire sa réflexion
sur l’inconditionnalité du pardon, une notion qui ne saurait être confondue
avec l’excuse, l’amnistie, la prescription ou la grâce. Si le pardon est
hérité de diverses traditions (judéo-chrétienne, coranique et grecque), il ne
leur est pas réductible : il excède les modalités du « comprendre », de la
mémoire et de l’oubli, d’un certain travail de deuil aussi. Hétérogène à la
phénoménalité, à la théâtralisation, voire au langage verbal lui-même, il
suspend, comme une « violente tempête », l’histoire, le droit et le politique.
Inconditionnel, le pardon fait l’épreuve de l’impossible : c’est pourquoi il
doit rester exceptionnel, sans calcul ni finalité, à l’écart de tout échange
et de toute transaction. Se déplaçant du contexte européen d’après-guerre à
l’Afrique du Sud et aux États-Unis, la dimension politique du pardon prend, au
cours de cette seconde année du séminaire, un relief particulier alors que
Jacques Derrida analyse la théâtralité des scènes de repentance en faisant
comparaître successivement Hegel, Nelson Mandela, Desmond Tutu et Bill Clinton
– sans oublier la portée singulière de la parole des femmes. La trajectoire
esquissée en 1998-1999 passe ainsi par la lecture de La Cité de Dieu de saint
Augustin, des textes de Hegel sur le pardon, de certaines Lectures talmudiques
de Levinas, de différents écrits de Mandela et de Tutu au sujet de la
Commission Vérité et Réconciliation, notamment, ainsi que par l’analyse de
scènes d’actualité – d’aveu ou de repentir – telles qu’elles se sont
multipliées dans l’espace public, en France, en Afrique du Sud, au Chili et
aux États-Unis, en particulier sous la présidence de Bill Clinton au sujet de
l’esclavage, de la politique américaine en Amérique latine, ou encore du «
Monicagate ». Le texte de ce séminaire a été établi par Ginette Michaud,
Nicholas Cotton et Rodrigo Therezo.

S'identifier pour envoyer des commentaires.