Nouvelles et théâtre
EAN13
9782267021653
ISBN
978-2-267-02165-3
Éditeur
Christian Bourgois
Date de publication
Collection
TITRES
Nombre de pages
310
Dimensions
18 x 11 x 0 cm
Poids
230 g
Langue
français
Langue d'origine
anglais
Code dewey
844
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Les neuf nouvelles qui figurent en ouverture de cet ouvrage ont été publiées après la mort de Jane Bowles. Ils faisaient partie des carnets dans lesquels elle avait pris des notes pour un roman inachevé ainsi que son roman paru sous le titre Deux dames sérieuses (qui, à l’origine, s’appelait Trois dames sérieuses mais coupé sur les conseils de son mari). Paul Bowles, malgré ses premières réticences, approuva la publication de ces inédits posthumes.

« On y retrouve toutes les obsessions de Jane Bowles, la prise en compte des maladies nerveuses, de la dépression, des crises, des sautes d’humeur, des inquiétudes, des angoisses, des envies de solitude, des réactions imprévisibles et impossibles à maîtriser, et derrière, toujours, l’ombre de la folie et de la souffrance. On y trouve ce besoin de relatons avec les autres, quitte à aller trop loin, à se blesser, à heurter. La honte, la colère, qui s’oublient en un rien de temps pour laisser la place à l’ennui, un ennui tel que certaines femmes semblent devenir totalement imperméables quand d’autres semblent perpétuellement sur le point de se briser. Alors les personnages s’interrogent sur cette faculté que croient avoir certains de pouvoir changer pour se conformer à ce que l’on attend d’eux. Mais on y trouve souvent aussi de l’humour, de la cocasserie, de la drôlerie. Et quelques traits grinçant sur la mesquinerie, la méfiance à l’égard des étrangers ou des pauvres, forcément bizarres et un peu méprisables – « Les Irlandais, les juifs ou les gens du cirque » - et bien évidemment la bêtise. » (Martine Silber, Le Monde)

Ces nouvelles sont suivies de Sa maison d’été, l’unique pièce de théâtre écrite par Janes Bowles. Nous sommes en Espagne, dans la maison de Gertrude qui y vit avec sa fille Molly. Cette dernière, qui voue à sa mère une dévotion excessive, est prise d’un accès de jalousie quand débarque la jeune Vivian; une pensionnaire. Molly n’aime pas non plus ce monsieur Solares qui tourne autour de sa mère et la demande sans cesse en mariage. Frustrée, la jeune fille trouve refuge dans une petite cabane du jardin appelée « Sa maison d’été ». Mais un jour, Vivian disparaît dans la mer. Suicide, meurtre ou accident ? 

Sa maison d’été s’organise autour de trois rapports mère/fille : Gertrude Eastman Cuevas et Molly, Madame Constable et Vivian, Madame Lopez et Frederica. Les deux principaux montrent, à l’opposé l’un de l’autre, le pouvoir destructeur du lien maternel et filial mal résolu, ans toute sa virtualité tragique et parfois ses effets comiques. Cette relation inégale entre deux femme, le plus souvent une mère et une fille, deux sœurs rivales, parois deux amies, hante toute l’œuvre de Jane Bowles.

Jane Bowles (née Auer) est née à New York en 1917. Elle contracte une tuberculose qui la conduit en Suisse, dans un sanatorium où on l’envoie se faire soigner. C’est à cette époque qu’elle découvre la littérature et une attirance pour les femmes. Elle épouse le musicien et écrivain Paul Bowles en 1938. Avec lui, elle voyage en Amérique centrale et à Paris. Mais leur relation devient vite platonique. En 1943, paraît son premier et unique roman Deux Dames sérieuses. Les Bowles partent ensuite vivre à Tanger où Paul écrit Un thé au Sahara tandis que Jane écrit des nouvelles et une pièce de théâtre (Sa Maison d'été) qui sera montée à Broadway en 1953 et soutenue par Tennessee Williams et Truman Capote. À Tanger, ils côtoient également William Burroughs et Allen Ginsberg. En 1957, Jane Bowles est victime d'une attaque cérébrale qui l'empêche de continuer à écrire. Elle meurt en Espagne en 1973.

L’édition de ces textes de Jane Bowles au format de poche est enrichie d’une nouvelle inédite en français, Curls and a quiet country face.

« Tous les personnages de Jane Bowles ont cette caractéristique que leurs sentiments et leurs sensations ne correspondent pas. Señorita Cordoba, une des héroïnes, ne sait pas comment se lancer dans la prostitution, provoquant la rage de son éventuel client dont elle attendait millions et merveilles. Elle ne comprend pas pourquoi il entre en rage quand soudain elle met un marché en main à celui qui croyait prendre son plaisir gratuitement » (Mathieu Lindon, Libération)

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