Correspondance (1923-1977)
Éditeur
Gallimard
Date de publication
Collection
Les Cahiers de la NRF - André Gide
Langue
français
Langue d'origine
français
Fiches UNIMARC
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Correspondance (1923-1977)

Gallimard

Les Cahiers de la NRF - André Gide

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Cette courte correspondance inédite et inattendue entre Michel Leiris et
Marcel Jouhandeau (94 lettres) s’étale de 1923 à 1977 ; l’essentiel des
lettres occupant les années vingt et trente. Elle révèle une relation peu
connue entre les deux grands écrivains.Les deux hommes se sont rencontrés en
1923 dans l’appartement d’André Masson où Max Jacob, qui donne des conseils
poétiques au jeune Leiris (22 ans), emmène son ami Jouhandeau (35 ans). Dans
la nuit du 26 au 27 mars 1924, épris d’alcool et de lyrisme, ils vivront une
union « mystique » qui se traduira concrètement par une relation homosexuelle.
Assez rapidement, Leiris comprend que Jouhandeau est amoureux de lui et
replace leur relation en termes d’amitié. Leiris admire Monsieur Godeau intime
qui vient de paraître en revue et envoie des poèmes que Jouhandeau juge trop
influencés par Mallarmé. Jouhandeau se confie sur l’espérance, la foi et
l’amour et revient sur le « merveilleux » de leur rencontre. Tandis que
Jouhandeau vit une relation orageuse avec sa femme Élise dite Caryathis,
Leiris trouve un emploi comme secrétaire à la revue Documents de Georges
Bataille. En 1936, Jouhandeau se sent blessé par les extraits sibyllins de
l’Age d’homme qui le concernent, mais quelques temps plus tard c’est Leiris
qui rompt à cause de la profession de foi antisémite de Jouhandeau dans l’
Action française. Ils renouent en 1937, « l’amitié sous la cendre » n’est pas
morte, écrit Jouhandeau. En 1940, Leiris est mobilisé en Algérie et donne des
nouvelles. Suite à une rupture plus grave avec la guerre, la correspondance
s’interrompt jusqu’en 1966. Malgré tout, le souvenir et l’affection demeurent,
les deux hommes échangent une dizaine de lettres entre 66 et 77. Édition
établie par Denis Hollier et Louis YvertPréface de Denis Hollier.

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