Traité sur la tolérance
Éditeur
Editions MKDC
Date de publication
Collection
Classiques
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

Traité sur la tolérance

Editions MKDC

Classiques

Offres

  • AideEAN13 : 9782491801151
    • Fichier EPUB, libre d'utilisation
    • Fichier Mobipocket, libre d'utilisation
    • Lecture en ligne, lecture en ligne
    2.49

Le Traité sur la tolérance est une œuvre de Voltaire publiée en 1763. Ce texte
vise la réhabilitation de Jean Calas, protestant faussement accusé et exécuté
pour avoir assassiné son fils afin d'éviter que ce dernier ne se convertisse
au catholicisme. Dans ce Traité sur la Tolérance, Voltaire invite à la
tolérance entre les religions et prend pour cible le fanatisme religieux (plus
particulièrement celui des jésuites chez lesquels il a fait de brillantes
études étant jeune homme) et présente un réquisitoire contre les superstitions
accolées aux religions. L'œuvre voltairienne fait suite au procès, à la
condamnation à mort et à l'exécution de Jean Calas, père de famille huguenot,
le 10 mars 1762. Jean Calas appartient à une famille protestante à l'exception
de sa servante, catholique, et d'un de ses fils, converti au catholicisme. À
la suite du suicide de son fils aîné, la famille Calas se retrouve faussement
accusée d'homicide volontaire. La famille est mise aux fers et le père, à la
demande populaire, et sur ordre de 13 juges, est condamné à mort malgré
l'absence de preuve. Le contexte historique est alors encore fortement marqué
par les guerres de religions françaises des siècles précédents. À la suite de
l'exécution de Jean Calas, qui plaide son innocence jusqu'à sa mort, le procès
est rejugé à Paris et, le 9 mars 1765, la famille Calas est réhabilitée.
Extrait : Le meurtre de Calas, commis dans Toulouse avec le glaive de la
justice, le 9 mars 1762, est un des plus singuliers événements qui méritent
l'attention de notre âge et de la postérité. On oublie bientôt cette foule de
morts qui a péri dans des batailles sans nombre, non seulement parce que c'est
la fatalité inévitable de la guerre, mais parce que ceux qui meurent par le
sort des armes pouvaient aussi donner la mort à leurs ennemis, et n'ont point
péri sans se défendre. Là où le danger et l'avantage sont égaux, l'étonnement
cesse, et la pitié même s'affaiblit ; mais si un père de famille innocent est
livré aux mains de l'erreur, ou de la passion, ou du fanatisme ; si l'accusé
n'a de défense que sa vertu : si les arbitres de sa vie n'ont à risquer en
l'égorgeant que de se tromper ; s'ils peuvent tuer impunément par un arrêt,
alors le cri public s'élève, chacun craint pour soi-même, on voit que personne
n'est en sûreté de sa vie devant un tribunal érigé pour veiller sur la vie des
citoyens, et toutes les voix se réunissent pour demander vengeance.

S'identifier pour envoyer des commentaires.