Lumières pour enfants / émissions pour la jeunesse, émissions pour la jeunesse
EAN13
9782267021868
ISBN
978-2-267-02186-8
Éditeur
Christian Bourgois
Date de publication
Collection
TITRES (titre 140)
Nombre de pages
278
Dimensions
1 x 1 x 0 cm
Poids
207 g
Langue
français
Langue d'origine
allemand
Code dewey
838.912
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Lumières pour enfants / émissions pour la jeunesse

émissions pour la jeunesse

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Christian Bourgois

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Ce volume prend sa place naturelle après Trois pièces radiophoniques déjà parues dans la même collection. Il regroupe en effet les émissions destinées à la jeunesse réalisées par Benjamin avant la main-mise des nazis sur la radio.

Ici, Benjamin cherche à renouveler le conte. « Comment ? Par des récits qui semblent inspirés de Baudelaire et de Kafka, des récits qui associent curieusement l’escroquerie et la catastrophe et qui, comme en passant, traduisent la vision benjaminienne de l’Histoire comme une catastrophe continue. De qui est-il question ? De brigands et de charlatans, de sorcières au bûcher, d’escrocs, d’imposteurs, de marginaux, de personnages suspects comme Cagliostro ou Faust, de bootleggers de la Prohibition, et même d’un faux messie blasphémateur, le fameux Sabbataï Zevi dont Benjamin a découvert l’existence grâce à son ami Gershom Scholem. Autant de personnages qui cherchent à survivre dans un contexte général de catastrophe : le tremblement de terre de Lisbonne, les inondations du Mississippi, la destruction de Pompéi, etc. Les contes pour enfants de Benjamin ne sont pas des contes de fée, ils adressent plutôt un avertissement aux jeunes gens, un avertissement prophétique […]. En cela, ces contes de la catastrophe imminente demeurent fidèles à la vocation des contes traditionnels qui, dans l’esprit de Benjamin et d’Ernst Bloch, doivent aussi être des récits d’émancipation, animés malgré tout par un principe d’espérance, ô combien fugitif, à l’opposé des mythes asservissants. » (Jean Lacoste, La Quinzaine littéraire)

Que Benjamin ait été aussi un conteur, on le savait déjà. Mais ici, à travers les prismes de l'enfance et la profusion labyrinthique de récits hantés par le merveilleux, c'est le projet d'une pédagogie libre qui s'énonce familièrement, à la façon des devinettes. Tant dans le « je me souviens » berlinois qui ponctue le livre que dans l'évocation d'évènements lointains, ces « lumières » pour enfants clignotent pour tous comme le butin enjoué de ce collectionneur d'histoires qu'était Benjamin.

Walter Benjamin est un philosophe, journaliste, critique littéraire, critique d'art et traducteur allemand, rattaché à l'école de Francfort. Il naît à Berlin en 1892 de parents juifs. Là, il participe activement au «Mouvement de jeunesse» antibourgeois. Il rejoint également le mouvement « Le commencement » ; c’est l’occasion pour lui de publier ses premiers textes sous le pseudonyme d’Ardor. Il fait des études de philosophie à l'Université de Berlin en 1912 et soutient sa thèse sur la critique d'art à l'époque romantique en 1918 à l'Université de Berne. Il commence à traduire Baudelaire en 1914. Dans les années 1927-1930, il se lie d’amitié avec Horkheimer, Adorno, et Brecht. La présence hitlérienne le pousse à effectuer de nombreux voyages, notamment en France. Il traduit alors Proust et Balzac. Il s’exile définitivement en 1933. Il tente de quitter l'Europe pour les États-Unis en 1940. Mais la nuit de son arrivée en Espagne, il est arrêté et se suicide en absorbant une dose mortelle de morphine, pensant que les autorités espagnoles allaient le livrer à la Gestapo.

L’œuvre de Walter Benjamin vient d’entrer dans le domaine public. C’est l’occasion de republier – au format poche, dans la collection « Titres » – cinq livres de cet auteur parus précédemment en grand format chez Christian Bourgois.

Du 5 novembre 2011 au 5 février 2012, le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme consacrera une exposition à Walter Benjamin.

« C’est fichtrement déroutant. On attend sans trop attendre un traditionnel ̉“Il était une fois”. Et puis rien. Ou plutôt tout, pêle-mêle : des histoires, des devinettes, des faits divers, des dictons ou proverbes, des grands mythes, de l’actualité. Un fourmillement d’idées, toutes aussi riches les unes que les autres. » (Jean-Michel Dumay, Le Monde)

« Sous leur apparente simplicité, ces contes entretiennent des liens avec la pensée la plus profonde de Benjamin (à supposer qu’on puisse la saisir), celle qui s’exprime dans Enfance berlinoise ou le Livre des passages, celle aussi qui interroge le judaïsme. […] Comment imaginer un conte – cette forme préindustrielle de narration, de chronique – transmis par un médium moderne ? Walter Benjamin ne manifeste pas ici de nostalgie romantique pour un art de vie disparu, il cherche à renouveler le conte, la forme du conte, dans le contexte de la modernité technique et dans un souci d’éducation critique. » (Jean Lacoste, La Quinzaine littéraire)

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