Correspondance (1918-1955)
Éditeur
Gallimard
Date de publication
Collection
Hors série Connaissance
Langue
français
Langue d'origine
français
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Correspondance (1918-1955)

Gallimard

Hors série Connaissance

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Ces 210 lettres inédites nous mettent face à deux personnages de l’histoire du
cinéma, que tout paraît opposer : Abel Gance est un metteur en scène pour qui
l’expression "septième art" semble inventée, Charles Pathé est un industriel
soucieux de réunir le grand public. Leurs âges (Charles Pathé est de vingt-six
ans l’aîné), leurs métiers et façons de faire des films sont a priori
différents. C’est pourtant cette opposition, nourrie d’espérance, de partage,
de fidélité, parfois de désillusion et de colère, qui fait la singularité et
la richesse de leur relation – entretenue durant près de quarante ans. Leurs
échanges débutent à la fin de la Première Guerre mondiale, alors que
l’hégémonie du cinéma français est fortement ébranlée par l’extension des
studios américains. En 1918, Abel Gance, fort du succès de ses premières
réalisations, commence à être reconnu par ses pairs. Charles Pathé est quant à
lui un industriel renommé, mais sa multinationale, créée en 1896, a essuyé
d’importantes pertes de marchés. Tandis que l’un est au début de sa carrière,
l’autre cherche le moyen de conserver sa place. Cependant, les vues de
l’industriel et du cinéaste ne sont pas si éloignées. Charles Pathé trouve en
Gance un auteur qui lui permettra de poursuivre ses réflexions et même de les
appliquer. Quant au metteur en scène, chef de file de l’avant-garde française,
il n’oppose pas création et cinéma commercial et s’appuie sur celui-ci pour
trouver des capitaux. De J’accuse (1919) à La Roue (1923) puis Napoléon
(1927), les projets naissent et s’accomplissent avec ferveur. Mais les
réalisations pharaoniques de Gance, en pleine crise du cinéma, ne sont pas
sans créer de frictions. Les ressentiments éclatent quand l’heure des comptes
arrive. Le passage au cinéma sonore, marquant la fin de la démiurgie de Gance
ainsi que le retrait des affaires de Charles Pathé, laisse place aux écrits
mélancoliques. C’est dans l’expression mouvante de leur sensibilité et de leur
pensée du cinéma que cette correspondance, miroir des enjeux de son temps,
prend tout son intérêt.

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