Robert Musil, La mise à l’essai du roman
Éditeur
Éditions de la Maison des sciences de l’homme
Date de publication
Collection
Bibliothèque allemande
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Robert Musil

La mise à l’essai du roman

Éditions de la Maison des sciences de l’homme

Bibliothèque allemande

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Musil présente la particularité d'être reconnu comme un grand auteur de la
littérature autrichienne par les spécialistes et d'avoir connu un large succès
avec L’Homme sans qualités et surtout Les désarrois de l’élève Toerless, son
premier roman, dont Volker Schlöndorff a tiré un film récompensé au Festival
de Cannes en 1966. L’Homme sans qualités est considéré comme une œuvre
pionnière du nouveau roman, à l’égal de l’Ulysse de Joyce. Traduit en français
par un traducteur éminent, Philippe Jacottet, Musil eut son heure de gloire
dans les années 1970 à 1990. Évoluant délibérément sur la frontière entre les
sens et la rationalité, l’écriture et le monde romanesque de Musil ont fait de
lui un auteur dont le monde des lettres francophone s’est emparé avec
prédilection. Du côté allemand et autrichien l’effet de mode n’a jamais été
aussi marqué, après la redécouverte de Musil suscitée par la première édition
de L’Homme sans qualités par Adolf Frisé dans les années 1950 ; mais l’intérêt
des spécialistes pour Musil n’a jamais faibli non plus. Musil, dans la période
du regain d’intérêt pour la « modernité viennoise » et le débat « modernité
/post-modernité », a retenu en France l’attention d’auteurs importants : outre
le travail éditorial de Jean-Pierre Cometti sur le roman inachevé L’Homme sans
qualités, il faut mentionner le philosophe Jacques Bouveresse (Robert Musil.
L’homme probable, le hasard, la moyenne et l’escargot de l'histoire, Éditions
de l’Eclat, 1993), le germaniste Jacques Le Rider ou le comparatiste Jacques
Dugast (Musil. L’Homme sans qualités, PUF, 1992). L’ouvrage de Walter Moser,
par sa profonde connaissance des deux mondes scientifiques, jette non
seulement un pont mais il approfondit un aspect que l’approche d’histoire
culturelle évoquait toujours sans le prendre à bras le corps : l’écriture de
Musil. Sur ce terrain, on en restait en gros au jugement de Thomas Mann, selon
lequel Musil était le Proust (ou le Joyce) autrichien. Mais on n’apprenait pas
grand-chose de plus sur cette écriture. Walter Moser comble cette lacune.

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