Les Exportés
EAN13
9782080283207
ISBN
978-2-08-028320-7
Éditeur
Flammarion
Date de publication
Collection
ESSAIS LITTERAI (1)
Nombre de pages
288
Dimensions
20,9 x 13,8 x 2,1 cm
Poids
294 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

Offres

Autre version disponible

Ma famille maternelle a quitté la Roumanie communiste en 1961. On pourrait la dire "immigrée" ou "réfugiée". Mais ce serait ignorer la vérité sur son départ d'un pays dont nul n'était censé pouvoir s'échapper. Ma mère, ma tante, mes grands-parents et mon arrière-grand-mère ont été "exportés". Tels des marchandises, ils ont été évalués, monnayés, vendus à l'étranger.Comment, en plein coeur de l'Europe, des êtres humains ont-ils pu faire l'objet d'un tel trafic ? Les archives des services secrets roumains révèlent l'innommable : la situation de ceux que le régime communiste ne nommait pas et que, dans ma famille, on ne nommait plus, les juifs.Moi qui suis née en France, j'ai voulu retourner de l'autre côté du rideau de fer. Comprendre qui nous étions, reconstituer les souvenirs d'une dynastie prestigieuse, la féroce déchéance de membres influents du Parti, le rôle d'un obscur passeur, les brûlures d'un exil forcé. Combler les blancs laissés par mes grands-parents et par un pays tout entier face à son passé.

S'identifier pour envoyer des commentaires.

Commentaires des lecteurs

Conseillé par
19 septembre 2022

Difficile de rendre compte de la complexité de cet essai qui interroge, comme d’autres ont pu le faire, sur les charges que portent cette troisième génération après l’holocauste venant exprimer son ressenti et son analyse sur le génocide. Sonia Devillers ...

Lire la suite

La journaliste Sonia Devillers était l'invitée de La Galerne le 12 octobre 2022 pour présenter son récit "Les exportés" (éditions Flammarion).
Sonia Devillers brise le silence, tellement pesant, qui entourait l’histoire de sa famille maternelle. Après les déportations de masse des juifs de Roumanie, elle raconte comment s’est organisée l’exportation de masse d’une population échangée contre du bétail par le régime communiste. Un trafic juteux, une horreur de plus au cœur de l’Europe. « Une petite histoire dans un grand scandale » écrit la journaliste Sonia Devillers qui a fait là un travail remarquable pour la mémoire. Un récit historique et personnel très touchant.

© agence Edith/La Galerne

« Écrire, c’est une activité du présent d’abord, qui essaie de sauver le passé, mais pas seulement, qui est aussi tournée vers l’avenir. Écrire, c’est en somme donner de l’avenir au passé », écrit Annie Ernaux, qui vient de recevoir le prix Nobel de littérature.

Mais comment raconter ce passé quand on a grandi avec des silences ? Peut-on s’approprier une histoire que l’on ne connaît que partiellement ? Et comment trouver sa propre voix/voie pour dire un traumatisme transmis mais non vécu ?

Voici autant de questions auxquelles s’est confrontée notre invitée, la journaliste Sonia Devillers, pour écrire son premier livre. Les Exportés nous mène au cœur d’une histoire familiale et d’un grand scandale de l’Histoire, dans la Roumanie communiste. Un récit marquant, dans la fabrique duquel nous vous proposons de plonger dès maintenant, au fil d’un entretien.

Et dans le prolongement de cet échange, nous parcourrons une sélection d’ouvrages qui, tous, s’attachent à la question des silences et du poids de l’histoire avec lesquels on grandit.

Les Exportés – éd. Flammarion
Avec Sonia Devillers
Le , Café de la librairie Dialogues

« Ma famille maternelle a quitté la Roumanie communiste en 1961. On pourrait la dire "immigrée" ou "réfugiée". Mais ce serait ignorer la vérité sur son départ d'un pays dont nul n'était censé pouvoir s'échapper. Ma mère, ma tante, mes grands-parents et mon arrière-grand-mère ont été "exportés". Tels des marchandises, ils ont été évalués, monnayés, vendus à l'étranger. Comment, en plein cœur de l'Europe, des êtres humains ont-ils pu faire l'objet d'un tel trafic ? Les archives des services secrets roumains révèlent l'innommable : la situation de ceux que le régime communiste ne nommait pas et que, dans ma famille, on ne nommait plus, les juifs. Moi qui suis née en France, j'ai voulu retourner de l'autre côté du rideau de fer. Combler les blancs laissés par mes grands-parents et par un pays tout entier face à son passé. »

Pour s'inscrire, c'est >> ICI <<