Livres Littérature et Essais littéraires Romans contemporains Francophones L'enragé Sorj Chalandon
Livres Littérature et Essais littéraires Romans contemporains Francophones L'enragé Sorj Chalandon

L'enragé

Grasset

Littérature française

Autre version disponible
Coup de
Julien L. Libraire
Un écorché vif !

L'enragé est un livre nerveux, puissant qui laisse une empreinte comme l'a fait son héros Jules Bonneau petit délinquant abandonné de tous. Cet écorché vif va vivre une existence chaotique emprunte de désillusion mais aussi d'espoir au cœur de cet île bretonne à la fois inquiétante, dangereuse et insaisissable.
Sorj Chalandon signe ici un très grand roman où l'on retrouve des thèmes chers à l'auteur : l'espoir, l'inhumanité, l'abandon et la combativité.
À LIRE !

Présentation

«  En 1977, alors que je travaillais à Libération, j’ai lu que le Centre d’éducation surveillée de Belle-Île-en-Mer allait être fermé. Ce mot désignait en fait une colonie pénitentiaire pour mineurs. Entre ses hauts murs, où avaient d’abord été détenus des Communards, ont été «  rééduqués  » à partir de 1880 les petits voyous des villes, les brigands des campagnes mais aussi des cancres turbulents, des gamins abandonnés et des orphelins. Les plus jeunes avaient 12 ans.
  Le soir du 27 août 1934, cinquante-six gamins se sont révoltés et ont fait le mur. Tandis que les fuyards étaient cernés par la mer, les gendarmes offraient une pièce de vingt francs pour chaque enfant capturé. Alors, les braves gens se sont mis en chasse et ont traqué les fugitifs dans les villages, sur les plages, dans les grottes. Tous ont été capturés.Tous  ? Non  : aux premières lueurs de l’aube, un évadé manquait à l’appel.
  Je me suis glissé dans sa peau et c’est son histoire que je raconte. Celle d’un enfant battu qui me ressemble. La métamorphose d’un fauve né sans amour, d’un enragé, obligé de desserrer les poings pour saisir les mains tendues.  » S.C.

Caractéristiques

EAN13 9782246834670
ISBN 978-2-246-83467-0
Éditeur Grasset
Date de publication
Collection Littérature française (1)
Nombre de pages 416
Dimensions 20,6 x 14,1 x 2,7 cm
Poids 420 g
Langue français
Fiches UNIMARC S'identifier

Ce qu'ils en pensent

Voir tout

S'identifier pour envoyer des commentaires.

  • Alexia B.
    Puissant, violent, bouleversant

    La Teigne porte son surnom avec fierté, acquis à force de coups donnés et subis. La rage qui l’habite depuis sa naissance est sa compagne de vie et la raison de sa présence à la colonie pénitentiaire de Belle-Île. Cette rage est également le moteur qui lui permettra de s’évader.
    Comme à sa habitude, Sorj Chalandon nous montre qu’Histoire et roman peuvent former un seul récit puissant, violent et bouleversant. La rencontre entre l’écrivain indigné et révolté et la Teigne est une évidence. Un de nos romans préférés de Sorj Chalandon !

  • Serge W.
    Puissant, violent, bouleversant

    La Teigne porte son surnom avec fierté, acquis à force de coups donnés et subis. La rage qui l’habite depuis sa naissance est sa compagne de vie et la raison de sa présence à la colonie pénitentiaire de Belle-Île. Cette rage est également le moteur qui lui permettra de s’évader.
    Comme à sa habitude, Sorj Chalandon nous montre qu’Histoire et roman peuvent former un seul récit puissant, violent et bouleversant. La rencontre entre l’écrivain indigné et révolté et la Teigne est une évidence. Un de nos romans préférés de Sorj Chalandon !

  • Sylvie J.
    L'enfance pietinėe

    J'ai ressenti la rage, la colère, l'humiliation, la perversité tant l'ecriture décrit la condition des enfants et des matons. J'ai eu la sensation physique de manquer d'air, et tel un polar j'ai été sur le qui vive non pas pour connaître l'assassin mais pour savoir si Jules allait s'en sortir.. un livre bouleversant

  • François-Régis SIRJACQ (Libraire)
    Un roman social dur

    Sorj Chalandon nous emmène sur une île, en Bretagne, en 1932, dans la colonie pénitentiaire pour enfants, que les journalistes appelaient à juste titre un bagne. Août 1934, 56 enfants arrivent à s'enfuir ; tous seront repris sauf un, Jules Bonneau, dit La Teigne, 18 ans.
    Lorsqu'on se plonge dans un roman de Sorj Chalandon, on sait que l'on ne lira pas un feel-good mais plutôt un roman social, dur comme peut l'être la vie parfois, dont les personnages sont souvent broyés par L’Histoire avec des mots forts et justes choisis par cet auteur confirmé.

  • Eric R.
    Humain et émouvant

    « J’écris pour partager les blessures » déclarait en 2019 Sorj Chalandon. Une phrase, comme un mantra, qui traverse tous les romans de l’écrivain journaliste depuis son premier ouvrage « Le Petit Bonzi ». Partager la douleur de son enfance, dans ses textes autobiographiques quand la violence du père détruit l’amour d’un fils. Partager les blessures des autres comme ses romans irlandais, s’appuyant sur son expérience de journaliste sur place. Partager les blessures des pauvres comme celles des mineurs de « Le jour d’avant », racontant la souffrance des gueules noires lors de la catastrophe des Houillères de 1974.

    Partager les blessures, c’est encore que que fait dans L’Enragé, Sorj Chalandon. Cette fois-ci, il s’agit de blessures infligées à de jeunes « marginaux » internés dans la Colonie pénitentiaire de Belle-Île en Mer, colonie pénitentiaire qui est en fait un véritable bagne pour enfants, petits délinquants, orphelins. Il s’agit ici du sort d’un petit paysan mayennais, abandonné par sa mère à l’âge de cinq ans, ignoré de son père, et non élevé par des grands parents. Son premier crime: un vol de trois oeufs. Son second: regarder deux frères se venger de la mort injuste de leur famille. Et se retrouver ainsi à treize ans dans cette colonie. Il s’appelle Jules Bonneau, un patronyme qui le place d’emblée dans ces révoltés, ces marginaux, qui font tant peur à cette bonne société des années trente. Un enragé.

    Le Petit Bonzi avait pour défaut majeur, le bégaiement, celui que Chalandon avait lui aussi enfant. Jules Bonneau, dit la Teigne, a comme défaut majeur, l’envie de sauver sa peau, une envie que Chalandon a eu probablement lors des crises de violence de son père. « Tout ce que j’écris, je le vis. Je n’ai pas envie de faire pleurer ou qu’on me plaigne, je veux partager ce que ressent ce gamin » dit Chalandon. Partager à nouveau les blessures occasionnées par l’absence d’amour, l’avilissement d’enfants qui n’ont comme défaut majeur que d’être né du mauvais côté de la société. Dire cette souffrance extrême et entamer la vengeance.

    Le partage des blessures a en effet chez Chalandon, un pendant: celui de la résistance. On peut appeler cela aussi la Justice. Le besoin de Julien est terrible, à la hauteur des sévices subis. Il répond au sang par le sang. Aux coups par les coups. Mais cette vengeance est un rêve, un exutoire, une manière de quitter la réalité sordide et de s’imaginer, un moment, plus fort, plus aimé que l’on ne l’est en réalité. Comme le héros du Jour d’Avant qui voulait punir les Houillères, Julien va vouloir punir tous ces garde-chiourmes appelés honteusement « moniteurs » , ces petits potentats locaux, ce prêtre qui rêve de Rome. En rêve vraiment? En réalité plutôt? Julien n’est pas un Saint. Comment peut on l’être après avoir subi tant de haine et n’avoir pour seule trace d’affection qu’un ruban de soie accroché à son poignet d’enfant par sa maman? Il n’est pas un ange et il n’en est que plus attachant, plus vrai.

    Comme toujours l’auteur s’appuie sur la réalité, sur des faits. Souhaitant être irréprochable, il part cette fois-ci de recherches personnelles sur cette « colonie » de Belle-Île et notamment d’un article de presse de 1934 qui évoque « l’évasion des vauriens » de la colonie, cinquante cinq auraient été repris. Un cinquante sixième n’aurait jamais été repéré. Ce cinquante sixième Chalandon le retrouve, lui donne un nom, un surnom, un physique, un caractère. Il sera L’Enragé. Ecrivant au plus près des faits réels, l’auteur glisse ses mots dans les interstices de l’Histoire, il imagine les creux laissés par l’empreinte du temps. Il le fait toujours avec une empathie et un amour des faibles écrasés par les forts, des oubliés comme ces pêcheurs de sardines avec qui l’on partage la marée, le dur labeur mais aussi la connivence du silence et de l’amitié. Il le fait avec la connaissance d’une souffrance intime qui n’a jamais dû le quitter.

    La Teigne dit: « Personne jamais, ne parlera de cette solitude. De cette misère. De l’immensité d’une nuit sans toit lorsqu’on dort sous le ciel. De la rosée du matin, qui perle sur la veste d’un pauvre ». Personne? Si Sorj Chalandon qui, une fois de plus, rend hommage aux opprimés avec un amour gigantesque, plus grand que celui qui leur a été jusqu’alors chichement offert. Et surtout avec les mots justes pour dire cet amour.

  • Eric R.
    L'un des meilleurs Chalandon. Bouleversant !

    « J’écris pour partager les blessures » déclarait en 2019 Sorj Chalandon. Une phrase, comme un mantra, qui traverse tous les romans de l’écrivain journaliste depuis son premier ouvrage « Le Petit Bonzi ». Partager la douleur de son enfance, dans ses textes autobiographiques quand la violence du père détruit l’amour d’un fils. Partager les blessures des autres comme ses romans irlandais, s’appuyant sur son expérience de journaliste sur place. Partager les blessures des pauvres comme celles des mineurs de « Le jour d’avant », racontant la souffrance des gueules noires lors de la catastrophe des Houillères de 1974.

    Partager les blessures, c’est encore que que fait dans L’Enragé, Sorj Chalandon. Cette fois-ci, il s’agit de blessures infligées à de jeunes « marginaux » internés dans la Colonie pénitentiaire de Belle-Île en Mer, colonie pénitentiaire qui est en fait un véritable bagne pour enfants, petits délinquants, orphelins. Un récit qui se passe dans ces maisons de redressement et donne envie aux lecteurs de serrer les poings, de combattre la nausée qui vient pour refuser les injustices physiques ou morales sur des enfants ou adolescents détruits par la violence des adultes. C’est bien de cela qu’il s’agit ici. En l’occurence le sort d’un petit paysan mayennais, abandonné par sa mère à l’âge de cinq ans, ignoré de son père, et non élevé par des grands parents. Son premier crime: un vol de trois oeufs. Son second: regarder deux frères se venger de la mort injuste de leur famille. Et se retrouver ainsi à treize ans dans cette colonie. Il s’appelle Jules Bonneau, un patronyme qui le place d’emblée dans ces révoltés, ces marginaux, qui font tant peur à cette bonne société des années trente. Un enragé.

    Le Petit Bonzi avait pour défaut majeur, le bégaiement, celui que Chalandon avait lui aussi enfant. Jules Bonneau, dit la Teigne, a comme défaut majeur, l’envie de sauver sa peau, une envie que Chalandon a eu probablement lors des crises de violence de son père. « Tout ce que j’écris, je le vis. Je n’ai pas envie de faire pleurer ou qu’on me plaigne, je veux partager ce que ressent ce gamin » dit Chalandon. Partager à nouveau les blessures occasionnées par l’absence d’amour, l’avilissement d’enfants qui n’ont comme défaut majeur que d’être né du mauvais côté de la société. Dire cette souffrance extrême et entamer la vengeance.

    Le partage des blessures a en effet chez Chalandon, un pendant: celui de la vengeance, de la résistance. On peut appeler cela aussi la Justice. Le besoin de Julien est terrible, à la hauteur des sévices subis. Il répond au sang par le sang. Aux coups par les coups. Mais cette vengeance est un rêve, un exutoire, une manière de quitter la réalité sordide et de s’imaginer, un moment, plus fort, plus aimé que l’on ne l’est en réalité. Comme le héros du Jour d’Avant qui voulait punir les Houillères, Julien va vouloir punir tous ces garde-chiourmes appelés honteusement « moniteurs » , ces petits potentats locaux, ce prêtre qui rêve de Rome. En rêve vraiment? En réalité?

    Comme toujours l’auteur s’appuie sur la réalité, sur des faits. Souhaitant être irréprochable, il part cette fois-ci de recherches personnelles sur cette « colonie » de Belle-Île et notamment d’un article de presse de 1934 qui évoque « l’évasion des vauriens » de la colonie, 55 auraient été repris. Un cinquante sixième n’aurait jamais été retrouvé. Ce cinquante sixième Chalandon le retrouve, lui donne un nom, un surnom, un physique, un caractère. Il sera L’Enragé. Ecrivant au plus près des faits réels, l’auteur glisse ses mots dans les interstices de l’Histoire, il imagine les creux laissés par l’empreinte du temps. Il le fait toujours avec une empathie et un amour des faibles écrasés par les forts, des oubliés comme ces pêcheurs de sardines avec qui l’on partage la marée, le dur labeur mais aussi la connivence du silence et de l’amitié. Il le fait avec la connaissance d’une souffrance intime qui n’a jamais dû le quitter.

    La Teigne dit: « Personne jamais, ne parlera de cette solitude. De cette misère. De l’immensité d’une nuit sans toit lorsqu’on dort sous le ciel. De la rosée du matin, qui perle sur la veste d’un pauvre ». Personne? Si Sorj Chalandon qui, une fois de plus, rend hommage aux opprimés avec un amour gigantesque, plus grand que celui qui leur a été jusqu’alors chichement offert. Et surtout avec les mots justes pour dire cet amour.

  • Géraldine G.
    Bouleversant !

    S. Chalandon rend un hommage singulier aux enfants des colonies pénitentiaires à travers une histoire de rencontres, celles dont on peut puiser l'espoir et la combativité.

    Une plongée dans l'âme humaine où le pire côtoie le meilleur.

  • Matatoune V.

    Rentrée littéraire 2023
    Dans la veine humaniste qui anime toute son œuvre, et après ses derniers romans plus personnels, Sorj Chalandon revient à ce qu’il sait le mieux faire, dresser une épopée historique devenant romanesque, dans sa façon de combler les vides. Ainsi, en décrivant une révolte contre un ordre établi, injuste et inhumain, le journaliste écrivain redonne vie à un lieu oublié, pourtant symbole d’une liberté happée, celle de l’enfance emprisonnée.
    Suite de la chronique illustrée ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2023/08/16/sorj-chalandon-l-enrage/

En stock 22.50 €

En savoir plus

Conseils de libraires - rentrée littéraire 2023

Michaël, Laure, Rozenn et Julien, libraires à Dialogues, présentent leurs coups de cœur parmi les nouveautés de cette rentrée littéraire 2023.

Que lire avec Dialogues ? La rentrée littéraire 2023 1/2

Dans cet épisode, on vous aide à faire votre choix parmi les 466 romans à paraître pour cette rentrée littéraire 2023.

Julien et Rozenn, tous deux libraires au rayon littérature de Dialogues, vous livrent leurs premiers coups de cœur.

Bienvenue sur la libraire en ligne Librairie Dialogues

« C’est ici que l’aventure se mêle au vent de la mer » écrit l’auteur Pierre Mac Orlan. La librairie Dialogues est l’une des plus grandes librairies généralistes indépendantes de France. La librairie est située à Brest, à la toute pointe du Finistère.

Sur le site internet de la librairie Dialogues, vous pouvez retrouver tous les livres présents dans la librairie physique. Au fil des pages de notre site internet de vente en ligne, se déploie toute l'offre disponible en magasin physique, tous les livres disponibles dans la librairie, chaque tome, chaque éditeur. Vous trouverez également les conseils de vos libraires sur les livres qu'ils ont aimé lire, les sélections thématiques mettant en scène les livres (nouvelles parutions et ouvrages de fonds) en lien avec l'actualité et les coups de coeur des libraires, l'agenda des événements, les vidéos des rencontres avec les auteurs et les autrices, notre magazine Diagonale dans la rubrique Blog et nos podcasts : lien pour écouter les épisodes, et la bibliographie qui y est associée. Place également aux meilleures ventes, aux nouveautés, aux incontournables, aux curiosités…

L'offre de livres pour la librairie Dialogues en ligne

Que vous aimiez vous plonger dans des livres de fiction ou dans un essai d’histoire, que vous attendiez la rentrée littéraire avec impatience ou le nouveau tome de votre bande dessinée préférée, nous saurons répondre à vos attentes ! Sur le site de la librairie indépendante en ligne Dialogues, les nouveautés et les meilleures ventes sont indiquées pour chaque rayon.

La librairie indépendante en ligne vous propose toute son offre en livres : loisirs, sciences humaines et sociales, actualité, polar, livres en VO, écologie, féminisme, jeunesse, littérature, arts, développement personnel, jeux, littérature de l’imaginaire, fantasy, poésie, livres de cuisine, Young Adult, science-fiction, livres scolaires et parascolaires, livres de médecine, mangas, bande dessinée, comics, les livres sur la nature ou le monde de l’entreprise, romans pour adultes et pour la jeunesse, ebooks, les livres qui décryptent notre société, l’histoire de France, des ouvrages de droit, en format papier ou numérique.

Tous les rayons de la librairie Dialogues sont représentés sur le site. Toutes les éditions, tous les éditeurs et tous les tomes disponibles en magasin sont disponibles également sur le site grâce à la vente en ligne. La loi du prix unique du livre en France, la loi Lang, garantit un même prix de vente du livre partout, dans toutes les librairies physiques et en ligne.

La newsletter de la librairie en ligne Dialogues

Vous pouvez également vous abonner à notre newsletter qui vous donnera, chaque semaine, l’actualité de notre librairie et les coups de coeur et sélections de vos libraires. Le ou les livres qu’ils ont aimés dans tous les genres : loisirs, sciences humaines et sociales, actualité, polar, livres en VO, écologie, féminisme, jeunesse, littérature, arts, développement personnel, jeux, littérature de l’imaginaire, fantasy, poésie, livres de cuisine, Young Adult, science-fiction, livres scolaires et parascolaires, livres de médecine, mangas, bande dessinée, comics, les livres sur la nature ou le monde de l’entreprise, romans pour adultes et pour la jeunesse, ebooks, les livres qui décryptent notre société, l’histoire de France, des ouvrages de droit, de pédagogie...