L'occidentalisation des Maasaï du Kenya, Privatisation foncière et déstructuration sociale chez les Maasaï du Kenya - Tome 1
EAN13
9782738431493
ISBN
978-2-7384-3149-3
Éditeur
L'Harmattan
Date de publication
Collection
Connaissance des hommes
Nombre de pages
336
Dimensions
24 x 16 x 0 cm
Poids
552 g
Langue
français
Code dewey
305.896
Fiches UNIMARC
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L'occidentalisation des Maasaï du Kenya

Privatisation foncière et déstructuration sociale chez les Maasaï du Kenya - Tome 1

De

L'Harmattan

Connaissance des hommes

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Les Maasaï, célèbre peuple pastoral d'Afrique de l'Est, sont devenus une ethnie minoritaire dans le modèle " universel " de l'Etat-nation. Cet ouvrage est la démonstration manifeste qu'il aurait fallu reconnaître, au-delà de l'Etat contemporain, l'existence et la perpétuation d'un champ africain du politique au coeur même de certaines ethnies telles que les Maasaï. Ils incarnent en effet la mémoire vivante de ce qu'il fut un peu partout en Afrique, dans une longue tradition du refus de l'Etat et de ses diverses formes de coercition. De plus, à la différence de la plupart des autres ethnies du Kenya, ils n'ont jamais accepté le postulat de l'inégalité sociale et la supériorité du modèle occidental. La lutte opposant depuis près d'un siècle les Maasaï à l'Etat moderne est particulièrement représentative de la domination de l'idéologie occidentale. Il faut apprendre à oublier d'être maasaï pour devenir " Kényans ", mais aussi briser la " Société traditionnelle " pour que s'épanouisse, sans l'entrave communautaire, le développement libéral individualiste. Non seulement la terre est devenue marchandise, mais les Maasaï, enfin transformés en " cowboys " de nouveaux ranchs, doivent être suffisamment coupés de la nature pour que les experts rationalisent en paix sa préservation dans des parcs naturels débarrassés du pasteur pertubateur ! Les Maasaï ne pourront quasiment rien, malgré un remarquable foisonnement d'adaptations et de résistances spécifiques à leur culture. La politique moderne, analysée ici comme le facteur privilégié de division, entraîne aujourd'hui l'éclatement final des cadres sociaux traditionnels et la subdivision des terres maasaï communautaires en propriétés privées.

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